Deuxième journée d’écriture un peu plus difficile que la première. Les mots ont mis du temps à sortir et j’avais une envie folle d’effacer le peu que j’écrivais. On ne sait jamais quand les difficultés nous tomberont dessus ; à peine commencer, le mental revient au galop et me dit que ce n’est pas bien, que ce n’est pas assez ou alors trop, bien trop… C’était pourtant une scène importante et comme à chaque fois je trouve à redire : « Tu vas trop vite, ce n’est pas ce que tu avais en tête. »

On a vite fait de douter de soi et de ce que l’on crée. Et si j’ai réussi à tenir durant l’écriture, une fois mes milliers de mots écrits, mes doutes tournaient encore dans ma tête. Au début, je m’accrochais, essayant de chercher absolument une solution à mon problème, à ce qui ne convenait pas. Et je me suis rendu compte que ça me faisait plus de mal que de bien. En me concentrant sur le problème, je ne voyais plus que lui et mes doutes prenaient le relais — comme si c’était une preuve de mon incapacité. Amusant de voir comment d’une journée à l’autre les émotions changent ?

Mais là, tout de suite, je suis en paix avec moi-même. J’ai dû prendre le temps de m’éloigner un peu, de m’isoler pour laisser s’exprimer ma crainte et l’écouter avant de pouvoir prendre le recul nécessaire et voir la situation dans sa globalité. Je n’ai pas écrit mon dernier article pour rien, écrire un premier jet est une expérience nouvelle chaque jour qui passe et je dois trouver l’équilibre en moi pour m’accrocher à ce qui compte vraiment. Terminer, ne pas parfaire. Aller jusqu’au bout, même si un chapitre est trop court, ou au contraire trop long. Même si je vais vite. Créer une base pour mieux retravailler après et comprendre que de toute façon, une fois l’histoire terminée, je n’aurais plus le même regard sur ce que j’ai écrit.

Je ne sais pas d’où me vient ce besoin de parler depuis hier et je ne sais pas si je vais prendre l’habitude de parler de mes sessions d’écriture. Je verrais au jour le jour, car, comme le reste, je m’écoute, j’expérimente. Et il faut dire aussi que le Carnet de Notes est fait pour ça.

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