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Mais où étais-je passée ? ^^

Pour procéder dans l’ordre, je vais vous parler un peu d’hier et des problématiques que j’ai rencontrées. Si j’avais travaillé un peu plus la veille au soir sur ma carte, il me restait encore quelques petites choses à clarifier. Je me suis donc mise rapidement sur ma carte, contente de ma progression et du résultat dont je suis plutôt fière. Mais très vite, j’ai dû me confronter avec l’ancienne carte et les distances entre les villes/pays. Si les contours des continents sont les mêmes, les cours d’eau et les montagnes ont beaucoup évolué avec cette nouvelle carte. Ils sont plus cohérents et correspondent mieux à l’idée que j’ai d’Elasia. L’unique problème, c’est que les distances ne sont plus les mêmes et ça m’a déstabilisé.

Il faut savoir que j’avais réalisé il y a quelques mois tout un tableau avec les déplacements de mes personnages dans lesquels on trouvait leur vitesse, la distance, les dates de voyage. C’était quelque chose de très utile, mais qui devient complètement inutile maintenant que les distances sont faussées ! Après ça je ne savais plus quoi faire. J’ai essayé de reprendre mon tableau, de le faire évoluer avec la nouvelle carte, mais c’est très vite devenu prise de tête.

J’ai d’abord décidé de les laisser de côté pour un temps et de m’occuper de mes scènes dont je vous avais parlé il y a trois jours. Celles qui me posaient problème ont pu trouver une solution. J’ai pu trouver l’agencement de mes scènes et, si ce n’est pas une progression phénoménale, j’étais plutôt soulagée d’avoir mieux compris ces chapitres de voyage. Sauf que très rapidement, je me suis rendu compte qu’avec la nouvelle carte le voyage de ces chapitres n’avait pas du tout la même durée. Il serait même plus courts et donc la plupart des scènes n’auraient pas lieu d’être. Ça a donc été un autre coup et je n’ai cessé, même en mettant mon problème de côté, de penser à cela toute la journée. J’ai passé mon temps à réfléchir, à tourner mon problème dans tous les sens et ça commençait à devenir vraiment fatigant.

C’est pourquoi j’ai décidé de ne pas faire d’article ce soir-là, pour prendre du temps pour moi et vraiment déconnecter de mon roman plutôt que de remuer mon seau à problèmes. Quelle bonne idée ce fût ! J’ai vraiment pu me détendre ! Et aujourd’hui, j’ai passé une excellente journée, de retour sur les rails !

Ce matin, j’ai clairement pris la décision d’arrêter de me prendre la tête. Ce n’est qu’un premier jet et si mon roman présente des incohérences au niveau des déplacements, ce n’est rien que je ne puisse changer lors de la réécriture (ce qui va finir par devenir mon mantra). J’ai décidé de poursuivre avec ce qui me faisait plaisir, comme écrire ces scènes, et je pourrais choisir plus tard si elles ont leur place ou non.

J’ai vraiment besoin de lâcher mon perfectionnisme pour avancer. C’est une peur en talon aiguille, comme le dit si bien Elizabeth Gilbert ! Je me suis rendu compte que si je continuais à vouloir que chaque élément soit le bon, une bonne fois pour toutes, je pouvais passer ma vie sur chaque petit détail. Et ce sont des minutes, voire des heures pendant lesquelles mon roman ne s’écrit pas.

Je dois avancer et même si ça me coûte de savoir qu’il y a des incohérences, que j’écris avec elles, je dois comprendre que ce n’est pas écrit dans le marbre. Je dois avoir confiance en moi, je saurais quoi faire lors de la réécriture pour gérer ces détails.

Toujours est-il que j’ai beaucoup écrit aujourd’hui, et si ça ne rattrape pas les jours sans écriture, ça m’a juste fait un bien fou et j’ai adoré écrire les scènes de ce chapitre. Elles étaient beaucoup plus légères, avec de l’humour et de la joie… Après des premiers chapitres plutôt sombres, ça m’a fait beaucoup de bien et je trouve que j’explore bien plus la personnalité des personnages secondaires que dans la première version. Ce qui est vraiment génial !

Une autre journée se termine et je voulais vous parler de cette notion de pause. Si je n’en faisais pas, si je ne m’autorisais pas à prendre du recul, je me confronterais à un mur si grand que cela me pousserait à abandonner. D’habitude, quand je suis confrontée à ce genre de problèmes pour mon roman, je vais rapidement le mettre de côté, mais ne pas le reprendre avant des semaines, voire des mois. Et ce challenge n’est pas nécessairement pour moi une obligation d’être parfaite chaque jour. Il s’agit de vivre au jour le jour, de voir ce dont je suis capable, et si un jour je sens que je bloque, alors je peux prendre une seconde pour respirer. La différence, c’est que mon engagement me permet de me dire « je retenterai demain ». Et je pense que c’est plus qu’important.

Quand tu avances dans ta vie, le nombre de fois où tu échoues ou le nombre de fois que tu éprouves le besoin de faire une pause ne compte pas. Ce qui compte, c’est que tu reviennes sur ton chemin. Je ne veux pas m’accrocher à un idéal en me disant que c’est ce que je dois être tous les jours. Je veux m’accompagner, tout en me donnant l’opportunité d’avancer, de revenir pour créer un changement important dans ma vie.

Et ça me tient à cœur de vous partager cette vision des choses, parce que écrire un roman est une longue aventure et quand le soleil tape fort, tu as le droit de te poser sous les arbres. Le monde te paraitra alors plus doux et tu retrouveras la confiance dont tu as besoin pour franchir une nouvelle étape. Donc reposons-nous, tant que nous gardons dans l’idée que nous essaierons chaque jour de voir les choses sous un nouvel angle ! Alors, tout est possible !

 

Nombre de mots écrits : 3239

Chapitre(s) en cours : Le long de la Lynen

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash

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