Journal d’écriture | LVO #1

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Quelle première journée !

Puisque j’ai dû mettre mon réveil très tôt, je me suis retrouvée avec une longue matinée devant moi. Et je me suis dit que ce serait pas plus mal de profiter d’un rythme plus lent pour la reprise.

Autant le dire tout de suite, ça n’a pas été évident dès le début ! Je tiquais sur chaque phrase que je pouvais écrire et j’en étais presque à faire des grimaces tant mon écriture grinçait ! Maintenant que la journée est passée, je peux vous dire simplement que j’étais un peu rouillée aux jointures et que j’avais surtout besoin de temps pour m’y remettre. Mais sur le moment, j’ai eu une petite seconde de doute « dans quoi est-ce que tu t’es embarquée ? ». J’ai fait taire mon mental en cherchant plutôt à me concentrer sur ma progression, comme j’en ai parlé dans l’article sur le premier jet.

Il faut avancer, même lorsque ça ne nous plait pas. Je sais que je peux facilement me laisser tenter par l’édition d’un texte plutôt que par l’écriture, alors que j’aime les deux de façons égales. Toujours est-il que les premiers paragraphes ont été plutôt compliqués, mais tout de même moins que je ne le pensais, car mon histoire m’a rapidement emportée. Tout ça pour remarquer, le temps d’une seconde en regardant en arrière, que j’avais déjà bien avancé ! Motivée par cette progression et la fin de ce quatrième chapitre, je ne me suis pas arrêtée là…

Il faut dire que le chapitre 4 (Comme une étrangère) m’a un peu toujours fait défaut. Peu importe les versions de La Voix d’Origine, c’est toujours à ce moment-là que je bloquais. Le terminer m’a donc permis de me concentrer sur le reste de mon histoire. Après le petit déjeuner, j’ai repris l’écriture afin d’atteindre mon quota des 2000 mots par jour. J’ai donc pu commencer un nouveau chapitre : Le souffle de l’avenir. Et l’une des nouveautés dans cette version 2.0 de La Voix d’Origine, c’est que je propose des flashbacks sur l’histoire de notre héroïne. Les relations qu’elle a eues avec deux personnages quand elle était plus jeune sont vraiment importantes pour moi et nous font découvrir Aïa sous un nouveau jour. Ça nous permet également d’apprendre à connaître ces personnages qui n’étaient pas assez présents dans mon roman (voire pas du tout !). Et, dernière chose importante, cela nous offre une chance de découvrir Aïa lorsqu’elle était petite. Croyez-moi, ça vaut le détour !

Ces flashbacks sont une vraie bonne surprise pour moi, car j’adore les écrire ! Si j’aime mon histoire entièrement, il m’est parfois difficile de réécrire des chapitres par lesquels je suis déjà passée. Alors que pour les flashbacks, je ne prévois rien. Celui du chapitre 5 m’est venu naturellement et colle très bien avec le reste.

Cette nouvelle version me permet aussi d’insérer des petits extraits des livres de mon monde en haut des chapitres. C’est une façon pour moi d’en dire plus sur Elasia sans polluer mon intrigue. Si ça intéresse, les lecteurs peuvent les lire, sinon, passer outre ne changera rien !

Toujours est-il qu’avec mes 2000 mots largement dépassés, je ressentais une petite déception à l’idée de m’arrêter là. J’ai d’abord commencé par me motiver pour atteindre mon idéal de 3000 mots, pour finalement me dire que mon quota déjà atteint, je pouvais juste me demander si j’ai vraiment envie d’écrire. La réponse était OUI ! Assez paradoxal quand on se souvient de mon début de journée. C’est pour cela que j’aime ce petit challenge, parce que je ne peux plus ignorer que l’envie d’écrire arrive parfois plus tard. Et c’est bon de s’en souvenir !

Concernant l’histoire en elle-même, elle avance doucement, mais sûrement. Je suis surtout très contente de mon flashback, mais également d’une décision que j’ai prise : changer un nom. Cela m’est déjà arrivé de changer un mot principal par un autre, tout comme un prénom, pour plusieurs raisons et ça ne me fait pas grand-chose. Pour éviter une incohérence dérangeante, il me fallait changer au plus vite le nom d’objets importants pour mon histoire. Et heureusement pour moi, je n’ai pas peiné à trouver. Je suis très contente de cette trouvaille, que je peux ajouter à mon dictionnaire EiraN !

Et voilà, la journée est passée et je me sens plus motivée qu’hier à l’idée d’avancer. J’ai finalement atteint mon idéal de mots qui me permettrait de terminer plus tôt mon histoire. Même si, aussi régulièrement que possible, j’ai tout de même trois mois d’écriture devant moi ! Mais bon, c’est déjà ça de gagner et c’est un bon début, vous ne croyez pas ? 😀

Nombre de mots écrits : 3043

Chapitre(s) en cours : 4 et 5 / 63
Comme une étrangère, Le souffle de l’avenir

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash

Journal d’écriture | La Voix d’Origine

Bonjour à tous !

Si l’on m’avait dit, il y a quelques mois, que je reprendrais l’air de rien les partages de mes journées d’écriture, je ne l’aurais pas forcément cru. Il faut dire que la dernière fois que j’ai utilisé ces partages, c’était en juillet 2016 et cela reste un rythme de publication assez intense. Alors que je me demande déjà de relancer mon propre rythme d’écriture pour avancer sur mes projets, je m’impose de vous partager quotidiennement ma progression (ou ma non-progression, car cela arrive !).

L’adepte du « je ne me force plus » est-elle en train de changer d’avis ? Oui et non. Oui, car je reviens clairement à une écriture plus régulière et non, car je crois toujours fermement en l’idée que ce n’est pas en se forçant que l’on arrive à quelque chose. Ce besoin de reprendre l’écriture quotidienne vient du cœur et j’en viens surtout à réaliser que même en ayant envie d’écrire, l’habitude fait que je n’écris pas plus. Je pense constamment à mes projets et si j’avance un peu par-ci par-là, la grandeur de la tâche qui m’attend avec le Cycle des Enfants de l’Univers pourrait facilement, à ce rythme, durer jusqu’à mes 60 ans ! Il faut que je comprenne qu’ayant déjà beaucoup d’idées et, qui plus est, étant une auteure qui aime écrire des pavés, il me faut malgré tout un peu de rigueur dans mon écriture. Cela étant, tout en gardant à l’idée que je dois oser me lancer, oser écrire, plutôt que de prendre ce plan comme une pression, comme du forcing !

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C’est également grâce à un sujet sur Reddit que j’ai fini par comprendre deux trois choses. Un auteur régulier dans son écriture a comparé l’écriture d’un roman à une personne qui souhaiterait un mode de vie plus sain. Faire du sport et manger sainement une fois par semaine peut aider, mais pour atteindre un objectif, c’est la régularité qui fait la progression et la réussite d’un projet.

Alors, je vous dis tout cela, mais je ne sais pas ce que mes partages quotidiens vont donner, pas plus que mon écriture. J’ai envie de me lancer à nouveau ce défi, car mine de rien, il n’y a que de cette façon que j’ai réussi à écrire mes premiers jets (sauf pour Le Pacte du Magicien, mais l’idée reste la même). La réécriture étant une étape plus simple pour moi et pour laquelle je n’ai pas peur de me mettre devant le clavier. Mais je sais aussi que j’ai de nombreux autres projets à côté, qui n’ont rien à voir avec l’écriture ; la tâche peut être un peu plus difficile qu’il y a deux ans.

Mais qui ne tente rien, n’a rien, non ? Je vais donc essayer. Reste donc cette idée de Journal d’écriture. Je pouvais très bien faire ma petite planification dans mon coin. Pour tout vous dire, j’avais un peu peur de ressortir cette vieille catégorie (les mêmes doutes habituels : est-ce que ça va plaire, est-ce que ça va être suivi ?). Au fond, je me dis que j’en ai tout simplement envie et que cela me permettra de garder une trace de tout cela. Je relis de temps en temps les dernières sessions que je vous avais partagées et cela me permet de me souvenir que c’était possible. Que j’ai réussi parfois même à me surprendre. Et croire en soi-même, parce qu’on a déjà terminé un projet, c’est déjà plus facile.

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C’est pourquoi, dès demain, le Journal d’écriture revient avec La Voix d’Origine. C’est avec lui que j’ai inauguré la première session et j’espère pouvoir enfin conclure ce roman. Pour ceux qui viennent de me rejoindre sur mon tout nouveau site, La Voix d’Origine est un roman sur lequel je travaille depuis 2013. En 2015, j’avais pu achever son premier jet et en 2016 sa réécriture. Mais de nombreux choses ont fait que cette version n’était pas bonne et quelques années plus tard, l’histoire n’a alors plus rien à voir avec ce que j’ai en tête à présent. J’ai beaucoup évolué depuis et cette histoire à laquelle je suis liée a elle aussi changée. Il me faut donc repartir de zéro !

Enfin, pas complètement. J’ai déjà trois chapitres d’écrits, mais il m’en reste soixante, donc la tâche reste la même ! ^^ Je devrais normalement arriver à plus de 300 000 mots, avec un minimum de 2000 mots par jour. Le calcul m’annonce alors la fin pour la deuxième semaine de juillet ! On n’est pas sortie de l’auberge ! ^^ (Enfin, moi, je ne suis pas sortie…)

Toujours est-il que plus je repousse et plus le point de final de ce roman viendra tard. Je suis jeune et avec un roman pavé par an, je devrais avoir terminé ce cycle à 31 ans ! 😛 Pour un peu, ça serait presque décourageant ! Mais voilà, il est temps et je suis motivée. Donc je vous donne rendez-vous demain et j’espère pouvoir vous partager, comme les fois précédentes, quelques petites choses sur mon roman au fur et à mesure.

Je vous souhaite une superbe journée !

Caroline


Photos : 1 & 2 sur Unsplash