Journal d’écriture | LVO #13

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Je n’aurais pas parié sur cette journée ! Après mon blocage d’hier, je pensais sincèrement que je continuerais avec un rythme plus lent sur plusieurs jours avant que la machine redémarre vraiment. Eh bien non !

Aujourd’hui, j’ai non seulement atteint mon quota, mais également mon nombre idéal de mots et si je n’avais pas d’autres choses à faire à côté, j’aurais probablement pu continuer. J’avais un peu peur de m’y remettre aujourd’hui, mais après avoir écouté une musique encourageante (oui, je fais ça des fois ! ^^), je me sentais plus motivée et j’ai pu poursuivre le chapitre Les liens. D’ailleurs, je voulais parler d’une chose. J’ai choisi les titres de chapitre il y a des mois de cela, avant même que mon roman n’évolue encore une fois dans ma tête et ne soit lié au Cycle des Enfants de l’Univers. Et pourtant, ces fou à quel point ces titres sont en phase avec ce que j’écris. L’air de rien, il y a toujours un thème qui se dévoile dans chaque chapitre, autant dans les flashbacks que dans l’histoire principale. Et c’est amusant de voir, quand tout va bien, que tout s’imbrique parfaitement. Dans ce chapitre, j’ai pu faire ressortir la connexion entre différents éléments du monde d’Elasia et entre les personnages. Je verrais ce que cela donne après coup, mais je suis enfin satisfaite de quelque chose ! ^^

J’ai donc pu terminer le chapitre 10 et je commence à anticiper la suite, en me demandant si je ne rajouterais pas un chapitre. Ce n’est pas mon objectif principal, au contraire, je cherche à faire parfois plus court parce que j’ai tendance à écrire des pavés ! Mais je crois que ce chapitre serait intéressant pour le développement des personnages. Je préfère ne rien décider pour le moment et voir ce que cela va donner à l’écriture. Suivre mon intuition sur le moment !

Donc tout va bien, enfin ! 😀

 

Nombre de mots écrits : 3035

Chapitre(s) en cours : Les liens

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash

Journal d’écriture | LVO #12

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On ne peut définitivement pas dire que c’était gagné d’avance. Et pour cause, je me suis placé devant mon clavier trois fois avant qu’il se passe quelque chose. Je savais déjà à l’avance que ce chapitre me poserait problème et j’ai fait de mon mieux pour ne pas trop y réfléchir. Je me connais, je peux facilement faire une fixette dessus et chercher la bonne idée pendant des heures. Mais dernièrement, j’essaye de m’accrocher à une pensée que je trouve très pertinente que j’avais trouvé dans un article (et dont je n’ai plus le lien, désolée !). L’écrivaine expliquait que trop penser à son roman, c’était un peu comme de la Junk Food, au bout d’un certain temps, ce n’est plus sain !

Quand on est animé par le désir d’écrire, que ça nous fait du bien, on ne voit pas défiler les heures. Mais quand on fait face à un blocage plus que persistant, trop réfléchir devient pesant et ne fait pas du bien du tout. C’est un peu ce qui m’arrive. Je peine à trouver mes repères et ce cher LIE a fait son retour l’air de rien. Après vérification, cela fait quatre ans que je ne vous ai pas parlé de lui. De ce cher Lecteur Imaginaire Exigeant. Et comme les choses sont bien faites, cela veut dire « mensonge » en anglais.

Mais cela, j’ai parfois du mal à m’en souvenir. Je crois que ce qui m’arrive depuis quelques temps, c’est cette pression imaginaire que je me mets toute seule en pensant, autant aux lecteurs de mon roman que ceux de mon site. J’ai l’impression de décevoir, de ne pas montrer le meilleur de moi-même. Et finalement, ça me déprime plus que je n’en ai vraiment besoin ! Il ne faut pas se le cacher, on fait tous face à cette peur du jugement, de ce que les lecteurs pourront penser. Dans ce cas, on se détache de notre propre envie pour la lier à ces lecteurs. Et pour moi, il n’y a rien de pire que ça pour faire fuir l’inspiration.

Aujourd’hui, j’ai dit stop à LIE, à cette petite voix trop exigeante et à ce besoin de » faire » pour me concentrer sur mon roman. Je suis allée piocher dans mon tableau Pinterest « Pour aller mieux », des articles ou des mots que j’aime relire pour me motiver, pour me reconnecter à l’essentiel. J’ai pu me rappeler que je devais écrire, avant tout, ce que j’avais envie de lire. Et je pense que c’est ce qui m’a aidé à traverser ce désert de l’inspiration aujourd’hui. Je me suis tout simplement demandé d’oublier les autres, d’oublier mes engagements, d’oublier que j’avais une histoire bien planifiée dans ma tête. Je me suis demandé qu’est-ce que j’avais envie de lire.

Naturellement, la déception et la lourdeur de mon humeur m’ont servi pour écrire. Ce qui me bloquait auparavant m’a inspiré une scène dure dans laquelle j’ai pu m’exprimer pleinement, relâchant toutes ces émotions. Et ça fait du bien ! J’oublie à quel point l’écriture m’aide, j’oublie à quel point elle est à la fois ce qui me bloque et me permet de me libérer de mes chaînes. Se servir de ce qui nous dérange, en nous, pour pouvoir servir son histoire, c’est la meilleure chose à faire. Alors, je n’ai peut-être pas atteint mon quota, mais entre vous et moi, je m’en fiche, car je suis fière d’avoir ne serait-ce qu’aligné trois mots et d’avoir sorti ce qui se passait en moi. Je ne veux pas me mettre la pression, car je suis la seule responsable de cet état et si je dois écrire à l’avenir, c’est pour servir mon roman et pour m’aider moi-même.

J’espère de tout cœur retrouver un rythme plus rapide, un nombre de mots plus conséquent, mais je sais aussi que je ne dois pas forcer les choses. Tout se remettra en place en tant voulu, quand je serais prête.

 

Nombre de mots écrits : 1643

Chapitre(s) en cours : Un air de famille

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash