Carnet de Notes #22

Je viens tout juste de terminer une session d’écriture et je souhaitais vous partager le magnifique moment que je viens de vivre. Pour en avoir parlé dernièrement dans l’article Le premier jet, on sait qu’écrire peut parfois être dur. On doit sans cesse dépasser nos doutes et nos peurs pour terminer nos histoires. Mais parfois, il y a des moments de grâce qui, en plus d’être uniques, en plus de nous faire vivre une émotion sans pareille, nous donnent encore plus envie de croire en ce que l’on fait.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager un moment que j’ai déjà mentionné une fois dans mon article Ce que j’aime le plus lors de l’écriture. Et ce moment en particulier, c’est quand un personnage prend pleinement sa place et se révèle de lui-même. Le personnage dont il est question n’avait pas une immense place dans mon roman. Pour moi, c’était une personne discrète, qui parlait peu et qui serait toujours en retrait, un personne qui aurait une place à cause de sa relation avec le personnage principal, mais qui n’aurait pas un rôle déterminant dans l’histoire.

Et pourtant, tout ce qu’on peut planifier avant l’écriture est loin d’être définitif. Ce que l’on pense de nos personnages ne nous montre pas ce qu’ils vont réellement devenir en se matérialisant sur le papier. Et c’est ce qui est arrivé pour cette femme qui en apparence n’avait pas d’importance, mais se met à me montrer toute sa grandeur, toute son essence et son potentiel en quelques phrases. D’un simple thé pris entre deux personnages s’est révélée une femme au cœur incroyable, qui a peut-être des faiblesses, mais qui est forte par sa présence. En quelques mots, elle a réussi à révéler toute sa bienveillance et me toucher au cœur, me montrer que même si elle n’est pas importante pour l’histoire, elle le sera pour ce personnage et que je ne peux rien faire d’autre que lui laisser la place.

Je sais que les mots que l’on écrit viennent de nous, mais ceux-ci, venaient d’elle. Et j’en aime d’autant plus mon histoire, j’en aime d’autant plus mes personnages et ça me donne le courage de terminer ce premier jet pour découvrir d’autres surprises. Oui, écrire ça peut être dur, mais parfois c’est tellement magique que tous ces moments valent le dépassement de soi.

Finalement, ce personnage a gagné sa place par la force de son cœur et, pour être honnête, ça me fait du mal de savoir quel sort je lui ai réservé. On n’a pas toujours le choix, mais au moins je sais que quelque chose de plus grand ressortira de cette relation et je suis reconnaissante d’avoir pu vivre cet instant unique qui restera gravé dans ma mémoire.

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Carnet de Notes #21

C’est en prenant soin de mon blog et en mettant à jour certaines pages que je suis retombée sur mon bon vieux Carnet de Notes, et vu tout ce qui se passe en ce moment, c’est le bon moment pour le remonter.

Je suis toujours en pleine réécriture du Pacte du Magicien. Le premier tome prend forme et pourra très bientôt être lu pour la première fois, chose qui me semble toujours étrange, à la limite du réel. Il me reste tout de même encore plus d’un tiers à réécrire, et puisque je fais un travail en profondeur, tout en corrigeant le plus de fautes possible (il ne s’agit pas de rendre aveugle mes bêta-lecteurs), ça prend du temps ! Et pourtant, c’est en bonne voie. Je suis vraiment contente de la tournure que prend cette série. Il y a peu de temps, j’ai enfin compris quel était le sens profond du Pacte du Magicien. S’il y a l’intrigue principale d’une histoire, il y a toujours un thème qui ressort de mes histoires et je n’avais pas découvert celui-là. Ici, on est clairement sur de la quête d’identité et sur la raison d’exister. Pourquoi mon personnage, en particulier, a ce destin et pourquoi il est important ? Ce genre de découverte me fait toujours sourire et me rappelle que j’aime les histoires. J’ai toujours besoin de profondeur, d’un véritable sens à ce que j’écris.

Toujours est-il que le premier tome est bientôt terminé, mais je n’enchaînerais pas avec le suivant. Travaillant sur deux séries en même temps, il faut apprendre à jongler. Et c’est justement ce que j’étais en train de faire cet après-midi. Je me suis posée au calme, dehors, pour avoir une vue plus globale de tous mes projets et pour savoir concrètement ce qui me reste à faire. Étrangement, j’avais peur de faire ce petit bilan, comme si en voyant la tâche qui s’annonçait, je prendrais peur. Finalement, ça s’est très bien passé. Je suis en paix avec moi-même, je ne veux pas me dire qu’il faut absolument terminer tout d’un coup, être réglé comme une horloge et oublier complètement mon propre rythme.

Ces derniers jours il s’est passé beaucoup de choses et d’événements au niveau personnel. Depuis l’arrêt de Facebook, il me semble que tout s’enchaîne, prend forme et se met en place. Et ça fait du bien. Si je sais, grâce à ce bilan, où j’en suis, je n’ai pour autant pas planifié le reste de mes romans. On peut dire que j’ai une très grande to-do-list et que je prendrais les choses comme ça vient, selon mon intuition ou mes besoins. En découvrant ce que je souhaitais réellement au fond de moi, j’ai pu trouver un équilibre qui m’apporte une très grande sérénité. Je savoure alors le moment présent, mes projets en cours et à venir et je sais que je vais réussir, tout ne sera qu’une question de temps.

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