Journal d’écriture | LVO #12

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On ne peut définitivement pas dire que c’était gagné d’avance. Et pour cause, je me suis placé devant mon clavier trois fois avant qu’il se passe quelque chose. Je savais déjà à l’avance que ce chapitre me poserait problème et j’ai fait de mon mieux pour ne pas trop y réfléchir. Je me connais, je peux facilement faire une fixette dessus et chercher la bonne idée pendant des heures. Mais dernièrement, j’essaye de m’accrocher à une pensée que je trouve très pertinente que j’avais trouvé dans un article (et dont je n’ai plus le lien, désolée !). L’écrivaine expliquait que trop penser à son roman, c’était un peu comme de la Junk Food, au bout d’un certain temps, ce n’est plus sain !

Quand on est animé par le désir d’écrire, que ça nous fait du bien, on ne voit pas défiler les heures. Mais quand on fait face à un blocage plus que persistant, trop réfléchir devient pesant et ne fait pas du bien du tout. C’est un peu ce qui m’arrive. Je peine à trouver mes repères et ce cher LIE a fait son retour l’air de rien. Après vérification, cela fait quatre ans que je ne vous ai pas parlé de lui. De ce cher Lecteur Imaginaire Exigeant. Et comme les choses sont bien faites, cela veut dire « mensonge » en anglais.

Mais cela, j’ai parfois du mal à m’en souvenir. Je crois que ce qui m’arrive depuis quelques temps, c’est cette pression imaginaire que je me mets toute seule en pensant, autant aux lecteurs de mon roman que ceux de mon site. J’ai l’impression de décevoir, de ne pas montrer le meilleur de moi-même. Et finalement, ça me déprime plus que je n’en ai vraiment besoin ! Il ne faut pas se le cacher, on fait tous face à cette peur du jugement, de ce que les lecteurs pourront penser. Dans ce cas, on se détache de notre propre envie pour la lier à ces lecteurs. Et pour moi, il n’y a rien de pire que ça pour faire fuir l’inspiration.

Aujourd’hui, j’ai dit stop à LIE, à cette petite voix trop exigeante et à ce besoin de » faire » pour me concentrer sur mon roman. Je suis allée piocher dans mon tableau Pinterest « Pour aller mieux », des articles ou des mots que j’aime relire pour me motiver, pour me reconnecter à l’essentiel. J’ai pu me rappeler que je devais écrire, avant tout, ce que j’avais envie de lire. Et je pense que c’est ce qui m’a aidé à traverser ce désert de l’inspiration aujourd’hui. Je me suis tout simplement demandé d’oublier les autres, d’oublier mes engagements, d’oublier que j’avais une histoire bien planifiée dans ma tête. Je me suis demandé qu’est-ce que j’avais envie de lire.

Naturellement, la déception et la lourdeur de mon humeur m’ont servi pour écrire. Ce qui me bloquait auparavant m’a inspiré une scène dure dans laquelle j’ai pu m’exprimer pleinement, relâchant toutes ces émotions. Et ça fait du bien ! J’oublie à quel point l’écriture m’aide, j’oublie à quel point elle est à la fois ce qui me bloque et me permet de me libérer de mes chaînes. Se servir de ce qui nous dérange, en nous, pour pouvoir servir son histoire, c’est la meilleure chose à faire. Alors, je n’ai peut-être pas atteint mon quota, mais entre vous et moi, je m’en fiche, car je suis fière d’avoir ne serait-ce qu’aligné trois mots et d’avoir sorti ce qui se passait en moi. Je ne veux pas me mettre la pression, car je suis la seule responsable de cet état et si je dois écrire à l’avenir, c’est pour servir mon roman et pour m’aider moi-même.

J’espère de tout cœur retrouver un rythme plus rapide, un nombre de mots plus conséquent, mais je sais aussi que je ne dois pas forcer les choses. Tout se remettra en place en tant voulu, quand je serais prête.

 

Nombre de mots écrits : 1643

Chapitre(s) en cours : Un air de famille

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash

Journal d’écriture | LVO #11

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Me voilà de retour après un week-end bien chargé !

Pour passer rapidement sur ces deux derniers jours, je n’ai écrit qu’une seule fois sur deux pour arriver à un petit 1096 mots. Encore une fois, c’est toujours mieux que rien et j’ai pu me concentrer sur d’autres projets à côté, ce qui m’enlève un peu de pression à présent. Parfois, quand on a quelque chose en tête et que ça traine, ça peut gêner nos projets en cours. Donc, maintenant que ces petites choses sont faites et que mon esprit ne sera plus distrait par elles, j’ai pu revenir à l’écriture de La Voix d’Origine aujourd’hui !

Je dois avouer qu’hier soir j’avais un peu peur de cette reprise, ne sachant pas comment ça allait se passer. Je me suis obligée à lâcher-prise, parce qu’on ne peut pas anticiper son humeur du lendemain. Et finalement, je suis contente de ma journée. J’ai pu avancer sur une scène importante que j’avais du mal à aborder. C’était plus facile que je ne l’aurais pensé. Malgré tout, j’ai dû passer sur certaines phrases qui me donnaient de l’urticaire. J’en ai écrites un paquet aujourd’hui et je crois qu’il va y avoir beaucoup de changement à la réécriture. Mais ce n’est pas grave, l’essentiel étant encore et toujours d’avancer, de créer une base pour pouvoir la retravailler. Car on ne peut retravailler une page blanche !

Le chapitre Un air de famille est donc terminé, même s’il est un peu court à mon goût. Je préfère passer au suivant plutôt que de le charger « juste pour dire ». Le prochain chapitre me pose déjà problème puisqu’il a l’air un peu vide. Même s’il ne se passe grand chose avant la fin, il est tout de même important pour l’histoire. Je ne sais pas encore ce que je vais écrire, mais je vais essayer d’y réfléchir ce soir ou bien alors de me laisser guider par mon intuition, ce qui ne serait pas plus mal !

En tout cas, je suis à trois chapitres de la fin de la première partie et malgré mes quelques journées d’absence, de changement de routine et de manque de motivation, j’ai tout de même bien plus progressé que ces derniers mois. On ne lâche rien !

 

Nombre de mots écrits : 2570

Chapitre(s) en cours : Un aire de famille

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash