Ce qui est essentiel

Bonjour à tous !

C’est assez paradoxal de le dire de cette façon, mais pour moi les choses en ce moment sont les mêmes : ma vie est en mouvement. Je ne vais pas répéter pour la troisième (quatrième ?) fois qu’il se passe énormément de choses et que cela impacte tout autant ma vie que mon écriture. Vous l’avez compris depuis quelques articles déjà et je peux, à ma façon, tenter de vous expliquer comme les choses évoluent pour moi.

La manière la plus simple de vous présenter ce qui se passe, c’est d’imaginer l’ouverture d’une porte qui mènerait à un croisement. Mais pas le genre de routes qui nous demande de partir soit à gauche, soit à droite — et ce, même si j’en arrive à un point où je dois faire des choix. Ce que je découvre ressemblerait plutôt à des routes parallèles qui se dévoilent et me montre que ma voie n’est plus unique, mais multiple.

Depuis quatre ans, depuis l’ouverture de ce blog et la sortie de Pandore, je me considère seulement comme une écrivaine. Je m’accrochais à cette identité comme à une bouée de sauvetage. Elle a fait son travail, me sauver de moments difficiles pour me permettre d’avancer à nouveau et de croire en moi. Mais toujours est-il que si elle m’a permis de me transformer, elle a commencé un peu par m’étouffer. Je ne me rendais pas compte qu’il me manquait quelque chose et que l’écriture, aussi importante soit-elle à mes yeux et dans ma vie, ne réussirait jamais à me combler à chaque instant. Je ne le voyais pas ainsi, mais je comprends aujourd’hui pourquoi les premiers mois de l’année ont été difficiles, me menant encore et toujours à prendre du recul, à faire des pauses. L’envie d’écrire et de terminer mes romans n’était pas assez forte par rapport à ce que je vivais.

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Ces derniers temps, je me suis découverte. Jamais je n’aurais pensé savoir si peu de choses sur moi et pourtant, je me découvre un peu plus encore chaque jour. Je suis loin de n’être qu’une écrivaine, loin de n’être apte qu’à écrire, mais plus que tout loin d’avoir dans ma vie un seul et même chemin. Ce projet personnel dont je vous parlais dans l’article précédent me permet de me connaître autrement et de voir que ma vie ne m’offre pas un chemin unique. Mais surtout, et c’est le plus important encore, que si l’écriture venait à ne jamais être une de mes réussites, cela ne voudrait pas dire que j’ai échoué, que je ne vaux rien et que ma vie est finie.

La pression que je posais sur l’écriture et sur mes épaules était ce qui m’étouffait le plus. Parce que vu mon imaginaire et mon envie de toujours voir plus grand, je me disais : « Mais, quand est-ce que tu vas publier ? Quand est-ce que tu vas pouvoir t’accomplir ? » Et à chaque fois que je n’arrivais pas à avancer, à chaque fois que j’avais l’impression que le chemin serait beaucoup trop dur, je rajoutais à cette pression un peu plus de poids. L’écriture est un élément merveilleux dans ma vie en lequel je crois de tout mon cœur. Les histoires, qu’elles soient écrites ou lues, font des choses incroyables dans la vie des gens ; elles inspirent, font rêver et permettent de croire. Et c’est là-dessus, sur une chose si merveilleuse que je rajoutais toujours plus de pression et d’objectifs. L’écriture et mes romans ne devenaient plus ce qui pouvait m’inspirer et faire rêver les autres, ils devenaient le gage de ma réussite ou de mon échec. Chaque jour qui repoussait un peu plus loin l’achèvement de mes histoires me faisait me sentir plus nulle encore.

Découvrir que j’étais plus qu’écrivaine, que mes romans avaient bien plus de valeur dans ma vie que leur réussite m’a appris que je ne veux plus une seule seconde croire que c’est dans cet accomplissement d’écrivain que j’ai ma place. Ma place est déjà là, tandis que je respire, tandis que je vis, que je crée et que je vois le monde. Ma place est dans mon cœur qui bat et je n’ai rien à prouver à personne. Je ne veux plus me retourner le cerveau à me demander ce que pense les autres de mon mode de vie ou de la façon dont je réussis ou non. Mes romans ont déjà le plus bel effet sur moi, maintenant, et s’ils ne viennent jamais à être publiés, cela n’enlèvera rien à leur valeur, ni à la mienne.

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Aujourd’hui, je veux croire en ce qu’il y a de plus beau, en ce qu’il y a déjà en moi et en ces choses qui entourent ma vie et me rendent heureuse. Brandon Sanderson a écrit dans La Voie des Rois : « Le voyage avant la destination, la vie avant la mort. » À cela j’ajouterai : l’écriture avant la réussite ; croire en moi maintenant plutôt qu’au jour où je serais « soi-disant » accomplie. Croire que c’est maintenant que ma vie existe et pas dans ce qu’elle sera plus tard. Miser son présent pour réaliser un futur, c’est s’oublier soi quand on est encore en vie. Je veux croire en l’essentiel, en ce qui m’anime et en ces histoires qui tournent dans ma tête. Je veux les écrire, non pas parce qu’il le faut et que ce sera ma seule façon de réussir, mais parce que je les aime, qu’elles m’inspirent et que j’ai envie d’écrire.

Dans notre société, on demande ce que l’on veut devenir plus tard. Notre futur est fait de nos rêves et rêver est l’une des plus belles choses qui existent en ce monde, mais le présent est un cadeau plus précieux qu’on ne l’imagine. Il a bien plus de valeur que ce qu’on lui accorde et le sacrifier pour ce qui pourrait advenir demain est une perte de temps. Je veux vivre maintenant, pas dans quelques années. Mais surtout, et comme le dit si bien cette citation de John Lennon : « Quand je suis allé à l’école, ils m’ont demandé ce que je voulais être plus tard. J’ai répondu : heureux. Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question. J’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie. »

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Oui, j’ai envie d’écrire, de créer, de dessiner. Oui, j’ai des projets par dizaines en tête. Je veux vivre une vie créative, mais je veux être heureuse avant tout, épanouie dans l’instant et pas plus tard.

Aujourd’hui, mon avenir est une magnifique page blanche. Depuis que je rêve d’écrire, j’avais ce plan bien tracé dans ma tête. Écrit tel livre, réécrit-le, envoie-le aux maisons d’éditions. C’était un chemin tout droit, tout tracé et pendant un temps j’ai cru qu’il me rendait heureuse, mais c’était faux, ce n’était pas suffisant. Parce que le bonheur se trouve à l’intérieur et pas dans ce que l’on fait. Et pendant toutes ces années, à chaque fois que je tombais, je regardais cet avenir tracé en me demandant s’il se réaliserait jamais un jour.

Aujourd’hui, mon avenir est blanc, mais je n’ai pas peur. Je n’ai pas peur de l’inconnu qui se dresse devant moi, ni des changements qui interviennent dans ma vie en ce moment. J’ai eu assez peur pour une vie entière. Maintenant, j’ai envie d’avoir confiance et de croire que chaque jour où je vivrais l’essentiel sera un jour où je serais heureuse. Parce que désormais, mon bonheur ne dépendra plus de mes romans, ni de mes réussites, car il se trouve déjà au fond de moi.

Je vous souhaite de trouver ce qui vous comble à l’intérieur, de tout cœur.

Bannière Caroline Dubois

{Images : Canva/Pixabay}

Des projets, pas d’objectifs | 2018

Bonjour à tous et bonne année ! 😀

Je vous ai déjà plus largement souhaité mes vœux sur Facebook, donc je ne recommencerai pas ici, pour éviter les doublons ou les synonymes ! Qui dit nouvelle année, dit bien souvent résolutions et si j’ai voulu instaurer une petite tradition début 2017 en vous donnant mes résolutions, celles-ci ont contribuées à la pression que je me suis mise tout au long de l’année. Pour moi, il fallait absolument que je termine La Voix d’Origine et Lux Æterna, que j’envoie un manuscrit à un éditeur… Bref, mes résolutions m’ont poursuivi, ou plutôt hanté comme des petits fantômes pas très agréables. Si bien, qu’en ne réussissant presque aucune d’entre elles, j’ai eu pendant longtemps l’impression d’avoir échoué.

Je dis presque, car la seule résolution que j’ai tenue concerne mon blog. Cette année, malgré quelques pauses, je me suis sentie davantage investie. Mon site a vécu de nombreux changements pour améliorer son fonctionnement ou pour vous proposer des articles différents. Je suis vraiment fière de son évolution et j’espère, maintenant que mon blog me ressemble beaucoup plus, qu’il se stabilisera (pas en termes de vues, car le nombre de visiteurs sur mon blog a passé le cap des 1000 et j’espère de tout cœur que cette courbe reste croissante). J’ai encore quelques idées néanmoins comme une nouvelle série d’articles que je vous dévoilerais sûrement en janvier. L’idée, c’est simplement de pouvoir me consacrer un peu plus sur l’écriture.

Lorsque je dis projets au lieu de résolutions, c’est surtout pour moi que cela change quelque chose. Cette année, j’ai envie de découvrir ma vie au fur et à mesure, de laisser la place à des surprises et des événements inattendus. En 2017, j’ai essayé de planifier et de me motiver en vous partageant ces défis, mais ma plus belle réussite reste Le Pacte du Magicien écrit en un mois et demi, pendant que mon blog était en pause. Pour 2018, j’aimerais trouver un équilibre sans culpabiliser. Si j’ai besoin d’une pause sur le blog, je la prends avant que cela devienne nécessaire. Je ne devrais pas me sentir coupable de me consacrer à l’écriture et pourtant, si je ne poste pas sur mon blog pendant un temps, j’ai l’impression de vous abandonner ! Pour qu’un blog fonctionne, il doit être actif, on le lit bien assez souvent sur des articles « comment mieux tenir son blog ». Mais si j’ai trouvé mon propre fonctionnement en écriture, pourquoi ne le trouverais-je pas avec le blog ? Une semaine, voire un mois de pause, ce n’est rien. Après chaque pause forcée que je faisais, vous n’avez pas disparu entre temps et mon site est loin d’être le seul que vous suivez ! ^^

Bref, l’idée générale c’est d’arrêter de planifier ou de me mettre la pression et de me consacrer à l’écriture sans culpabiliser. Le deuxième projet est assez personnel même s’il influence directement mes activités : stresser moins et me faire plus confiance. J’ai une facilité assez déconcertante à m’anéantir toute seule et si je ne respecte pas mes « engagements » alors c’est que je ne vaux rien. Cette année, j’aimerais arrêter cette relation toxique que j’ai avec moi-même et m’accepter un peu plus. Et surtout, suivre mon intuition. Je vous en parle assez sur mon blog, de cette fameuse intuition, et pourtant je rame pour me faire confiance et lâcher-prise. Il est loin le temps où je ne finissais pas une histoire, dont j’écrivais un chapitre avant de passer à autre chose. Ma situation est différente aujourd’hui, parce que je ne me fais pas assez confiance. D’une, à trop vouloir terminer La Voix d’Origine, je ne comprenais pas que ce n’était pas le moment. Dès l’instant où je l’ai mis de côté une première fois, au mois d’août, pour me consacrer au Pacte du Magicien, j’ai terminé un roman. En voulant reprendre La Voix d’Origine par la suite, j’ai encore ramé, mais dès que j’ai accepté de travailler sur le tome 2 du Pacte du Magicien, j’ai réussi à faire tout un plan sans problème avant de terminer trois nouvelles au mois de décembre.

Toutes ces expériences m’ont vraiment permis de comprendre que je peux terminer n’importe quel projet si je suis mon intuition, mais que tant que je m’accrocherais à La Voix d’Origine comme seul roman « de qualité » ou « d’importance » alors je n’irais pas bien loin. Oui, La Voix d’Origine compte particulièrement pour moi, je ne l’abandonne pas, mais ses exigences ne conviennent pas à mes capacités du moment. J’ai la sensation que j’ai besoin d’apprendre, de me découvrir un peu plus et de véritablement lâcher-prise pour que ce roman s’envole. Tant que j’aurais une pression énorme (que je dépose toute seule sur mes épaules), on le ressentira dans mon roman, comme cela a pu être le cas dans mon premier jet.

Mes autres romans ne me font pas cet effet-là ; je m’amuse, j’invente, je crée, j’écris sans problème, parce que pour eux, j’ai accepté l’imperfection. Cela ne veut certainement pas dire que je ne vais pas chercher à les améliorer, loin de là — je suis quelqu’un d’encore très perfectionniste — mais je peux plus facilement lâcher-prise sur une erreur, sur une imperfection. Tandis que pour La Voix d’Origine, si une personne ne ressent pas la même chose que moi lorsque je regarde cette histoire, c’est que j’ai manqué quelque chose. Et comme pour le premier jet, si mon écriture fait barrière à l’histoire et à cet univers, alors il n’est pas encore achevé. Les premiers chapitres que j’ai réécris sont déjà beaucoup mieux et je les ai déjà fait lire pour savoir si j’étais sur la bonne voie ; les retours étant bons, je sais que je ne me trompe pas, mais j’ai besoin d’acquérir de l’expérience pour continuer sur ce chemin-là. Et cette expérience, je vais l’obtenir via deux projets.

Tout d’abord, je dis deux, parce que ce sont les projets qui se présentent à moi en ce moment, mais je suis ouverte à n’importe quel projet qui se dévoilerait en cours de route. J’accepte dès aujourd’hui qu’il puisse y avoir du changement, comme ça c’est fait ! Je m’ouvre aux possibilités au lieu de m’enfermer dans mes planifications. Ces deux projets sont donc : Lux Æterna et Le Pacte du Magicien.

Commençons tout d’abord par Lux Æterna qui a subi un certain changement durant le mois de décembre. Pour le coup, c’était un projet inattendu ! Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce roman prenne autant d’ampleur. Je vais essayer de vous expliquer brièvement ce qui s’est passé, mais je voulais de toute façon approfondir avec vous cette évolution dans un article, à l’image de celui que j’ai fait pour La Voix d’Origine. J’ai toujours su que ce roman était à la frontière de la SF et de la Fantasy. Selon Wikipédia, ce serait un roman de Space Fantasy. Et pourtant, il y avait très peu d’éléments de Fantasy dans mon roman que l’on aurait pu facilement qualifier de Space Opera. Il y a quelques semaines encore, je ne comprenais toujours pas pourquoi dans ma tête, ce one-shot était aussi de la Fantasy. Et, tadaaa, révélation : ce n’est pas un one-shot. Enfin, en tant que tel, ce roman peut se suffire à lui-même et il trouve une fin pour chacune de ses problématiques, mais ce que je n’avais pas vu venir, c’est qu’il faisait partie d’un cycle. Un cycle qui parcourt l’univers à la découverte d’autres planètes, d’autres civilisations… Un cycle contenant lui-même des séries Fantasy. Voilà, je ne vous en dis pas plus, mais l’idée c’est qu’un élément particulier de l’évolution humaine qui est évoquée dans Lux Æterna, provoque des conséquences qui mènent à ces découvertes. Si vous avez compris quelque chose, vous êtes très doué ! Promis j’essayerais de faire mieux dans un prochain article ! ^^

Maintenant, qu’en est-il de ce cher Pacte du Magicien ? Le premier jet du tome 1 est toujours intact, je ne l’ai pas effacé, et le plan du tome 2 est prêt pour l’écriture. Pour le moment, je dois dire que je me concentre sur toutes les idées qui me viennent pour le cycle de Lux Æterna. Cette phase de création reste assez conséquente, mais de toute façon, j’écrirais le tome 2 et peut-être le tome 3 cette année. Ce sont des romans qui s’écrivent assez rapidement et c’est davantage le travail de préparation en amont qui est un peu plus long, vu que certaines histoires s’entremêlent, des choses restent cachées et doivent être révélées à un certain moment. Donc, je sais qu’une fois cette préparation faite, l’écriture coule de source. Je suis plutôt confiante concernant l’écriture de la suite, mais je sens aussi venir un petit quelque chose de particulier. Je ne vous en dis pas plus, car c’est aussi bien de garder des surprises, mais surtout parce que ce serait une pression en moins sur mes épaules. Tant que c’est secret, si cela ne se fait pas, on ne peut pas dire que c’est un échec, non ? ^^

Je me rends compte que cet article est beaucoup trop long, il semblerait que j’avais beaucoup de choses à vous dire ! Pourtant, je doute qu’un jour ce ne sera plus le cas. Se tiendra sur mon blog prochainement l’article sur le cycle de Lux Æterna, une nouvelle série d’articles et un article tout prêt sur l’amour en écriture (et non, je ne parlerais pas de romance, c’est justement le but de cet article !) Par ailleurs, pourquoi pas vous proposer un petit sondage pour la semaine ? Entre ces deux possibilités, c’est vous qui choisissez quel article vous voulez lire au plus vite ! (Je vous conseille vivement de voter avant le mercredi 10 janvier, ensuite le sondage sera fermé pour me donner le temps de préparer l’article élu*)

Voilà, il ne me reste plus qu’à vous rendre à vos vies, j’ai déjà bien assez abusé de votre temps pour parler de la mienne ! En espérant vous croiser et vous recroiser tout au long de l’année sur mon blog ou mes réseaux sociaux. Que nos échanges soient toujours intéressants, nous permettent de nous améliorer un peu ou de nous apprécier davantage ! 😀

Bonne journée à vous !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa}

* L’article élu : à l’image du héros qui seul peut accomplir la quête qui sauvera l’humanité ! 😆