Journal d’écriture | LVO #3

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Si la journée n’a pas été aussi compliquée qu’elle pouvait l’être, quelques petits obstacles se sont dressés sur mon chemin. Ça a été plus dur de reprendre l’écriture, poser des mots les uns après les autres, parce que je ne savais pas quoi retirer de cette scène.

Mais je pense que ce qui m’a bloqué, c’est de voir que toute la planification de mes chapitres avait un peu vieilli. Mine de rien, si l’intrigue reste la même, il y a de nombreuses petites scènes ou moments que j’ai décidés mentalement de ne plus garder depuis quelques mois. Et retomber là-dessus m’a un peu fait douter. J’avais surtout peur de ne pas retrouver ce que j’avais décidé de mettre dans ces chapitres et c’est comme si je n’avais vu que le vide à ce moment de mon histoire. Assez déstabilisant, je dois dire.

Pour pouvoir m’y mettre, j’ai d’abord décidé de regarder au plus près. Quelle est la prochaine étape ? J’ai pu voir que la scène en question n’avait pas changé tant que ça, je pouvais au moins essayer de l’écrire avant de voir si j’avais un problème. J’ai pu écrire cette scène, heureusement, puis j’ai décidé de faire une pause bien méritée avant de replonger le nez dans le plan de mon intrigue.

Un peu plus tard, j’ai donc pris le temps de me poser les bonnes questions et de ne pas partir dans mon mental et mes pensées, à trop réfléchir et à me faire peur pour rien. Je devais savoir tout simplement ce qui me faisait envie, ce que je voulais pour ces chapitres (dans lesquels on suit un court voyage, important pour l’histoire, mais il y a beaucoup de possibilités en cours de route.) Toujours est-il que j’ai fait le ménage dans ces deux chapitres, tout en sachant que beaucoup d’autres chapitres auraient besoin de ce petit dépoussiérage. Mais ce n’est pas encore le moment.

C’est quelque chose que j’avais décidé bien avant. Je ne voulais pas reprendre tout le plan de l’intrigue, parce que j’aurais pu y passer du temps et me connaissant, j’aurais très bien pu m’arrêter là à nouveau. Il valait mieux pour moi que j’écrive et que je fasse face à ces petits obstacles au fur et à mesure. L’idée, en fait, c’est surtout de comprendre qu’un plan est modulable. Ce n’est pas parce qu’on a l’idée de notre histoire qu’elle ne peut pas évoluer. Nous ne sommes pas obligés de nous mettre nous-mêmes dans des cases !

Alors, je note les incohérences que je ne peux gérer et préfère progresser, en sachant que ce sera bien plus facile pour moi de les gérer durant la réécriture, plutôt que de perfectionner encore et encore les mêmes chapitres.

Aujourd’hui, malgré quelques déboires, j’ai pu entamer un nouveau chapitre : Le long de la Lynen. Et pour être honnête, je ne sais pas encore comment je vais gérer la suite, puisque ça risque d’être un peu difficile comme aujourd’hui. Mais j’essaye de penser aux flashbacks, dont je ne sais rien à l’avance, mais qui sont un vrai plaisir à écrire.

Peut-être que je peux me détendre un peu et voir ce que mon histoire a envie de raconter d’elle-même ?! 🙂

 

Nombre de mots écrits : 2228

Chapitre(s) en cours : 5 & 6 / 63
Le souffle de l’avenir, Le Long de la Lynen

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash

Journal d’écriture | LVO #2

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La motivation toujours bien présente, c’est avec un énorme plaisir que j’ai repris l’écriture aujourd’hui. J’ai encore réalisé ma session sur deux fois, une le matin, l’autre l’après-midi. Et si autrefois, j’aurais cherché à me demander si c’était quelque chose que je devrais adopter plus souvent, je ne me prends plus la tête aujourd’hui. Si ça marche, tant mieux et si j’ai besoin d’un rythme différent un autre jour, alors ce sera différent !

J’ai repris mon chapitre le Souffle de l’avenir sur un flashback, ce qui me plait toujours autant qu’hier, cela n’a pas changé. Ce dernier m’a permis de présenter un peu plus encore une partie du monde très importante pour l’histoire, et pour cause, elle est dans le titre de mon roman. La période d’Origine est tout autant le fondement du monde d’Elasia que celui de mon histoire. Toute mon intrigue et les problématiques sont basées sur l’évolution d’Elasia et des peuples depuis cette période-là. Ce flashback m’a permis de parler plus en détail de ce qui l’a clôturé, pour débuter un nouveau millénaire, plus sombre. J’ai également pu approfondir une relation, ce qui est toujours bon à prendre et ce que j’aime le plus, c’est la manière dont elle est établie. Une relation si sincère qu’elle fait place à toutes les vérités, même les plus dures et puisqu’Aïa est encore très jeune à ce moment-là, c’est touchant et créer quelque chose d’unique.

Avec la scène suivante, j’ai pu entrer dans le vif du sujet et répondre à quelques questions que l’on se pose depuis le début de l’intrigue. Cela permet de poser les bases pour la suite de l’ « aventure » et de mieux comprendre les enjeux. Et pour être honnête, je m’en suis mieux sortie que je ne l’aurais cru ! Il y a beaucoup d’informations à faire passer et ça reste un moment tout de même éprouvant, plein de vérités dures à digérer ! Il y aura de toute façon de quoi améliorer ces scènes avec la réécriture, mais l’équilibre est plutôt bon.

Je me suis rendu compte, avec cette session d’écriture, que mon univers s’étoffe de plus en plus avec pas grand-chose. Ce qui me posait problème dans la première version trouve des solutions facilement. J’ai une idée et elle s’imbrique parfaitement, répondant parfois à des incohérences pour lesquelles je ne savais pas quoi faire. Et quand ça va aussi bien, ça soulage ! J’ai encore pas mal de recherches à faire tout de même (dans mes archives et les textes de ce monde) afin de clarifier certains points. Mais en attendant et puisque je privilégie la progression, je prends des notes et reprendrais ces points plus tard, puisqu’ils n’auront pas d’incidences sur l’intrigue en elle-même. Il s’agit plutôt de trouver les bons chiffres ou les bonnes informations et de les insérer là où j’ai fait une petite place. Autrement dit, il y a quelques blancs ! ^^

En tout cas, je suis, en plus de ma progression, très contente d’une chose. L’espace d’une seconde, en écrivant mon flashback, je me suis demandé ce que les lecteurs en penseraient. J’ai douté, je me suis dit que ça n’intéresserait personne, mais je me suis reconnectée à mon envie et à ce qui me faisait plaisir. « Tu l’aimes, cette scène ? Alors où est le problème ? » C’est toujours difficile d’écrire un roman qui nous parle vraiment alors que nous souhaitons quand même que notre roman plaise. Et je pense que c’est la principale différence entre les deux versions de La Voix d’Origine, l’une était faite pour plaire (ce qui a créé beaucoup de soucis) et l’autre venant du cœur, ce qui est bien plus fluide alors.

Cette version-là me ressemble. Je n’essaierais pas d’être une autre, ni même de changer certaines choses pour que ce roman plaise au plus grand nombre. Je l’écris déjà pour moi et il trouvera des lecteurs quand ce sera le moment, les bonnes personnes. Et me sentir détachée me fait du bien. Je sais que j’emprunte cette fois-ci le bon chemin et que mon cycle n’en sera que plus important à mes yeux !

 

Nombre de mots écrits : 3096

Chapitre(s) en cours : 5 / 63
Le souffle de l’avenir

 

Caroline


Photos : 1 sur Unsplash