La comparaison

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un des fameux parasites de l’écrivain, aussi envahissant que le doute, j’ai envie de parler de la comparaison ! Vous voyez, lorsque vous lisez ou relisez un livre de votre auteur préféré et que soudain, vous avez à la fois l’impression de vivre un rêve tant vous appréciez le roman, et un cauchemar en sachant que vous ne pourrez jamais arriver à un tel niveau d’écriture, même si vous essayiez. La comparaison amène au doute, c’est certain, mais à elle seule, elle nous amène d’un stade de confiance déjà pas très haut à la non-confiance totale…

Si parfois, j’arrive à arrêter la petite voix du doute et à continuer à écrire, en me disant que peu importe mon niveau d’écriture, je pourrais au moins essayer et m’améliorer, la comparaison détruit totalement cette pensée positive. À ce moment-là, je ne me dis plus : « Je peux au moins essayer à mon niveau. », je me dis : « Le niveau d’excellence est tellement haut que ce que je peux produire ne pourra qu’être médiocre. »

Que ce soit le style de l’écrivain, que ce soit sa façon de former ses chapitres ou de raconter son histoire, chaque détail est bon pour me décourager et il est parfois trop facile d’abandonner. Chaque jour qui passe peut être celui où j’abandonne parce que je ne me sens pas à la hauteur. La comparaison teste mon endurance et quand j’ai l’impression d’avoir dépassé ce stade, quand j’ai le sentiment que j’ai réussi à ne plus me comparer et à ne me concentrer que sur ma propre écriture, quelques jours plus tard, je lis un nouveau livre et la comparaison revient de plus belle !

Citation David Schlosser

Ce genre de citation est l’unique moyen pour moi de tenir sur la longueur. Je vous conseille même, si vous avez aussi le parasite, d’aller regarder de plus près cet article qui m’a beaucoup boosté ! Ce genre de phrase nous permet de remettre les choses à leur place.

Le seul problème, avec la comparaison, c’est que nous avons une facilité déconcertante à nous rabaisser et à mettre notre auteur préféré sur un piédestal. Et pourtant, il suffit de lire l’une de ses interviews, lorsqu’il parle de son écriture, pour savoir que lui aussi a parfois des doutes, que lui aussi se compare aux autres et que lui aussi a quelquefois du mal à écrire. Le roman que nous lisons n’est que le fruit d’un long travail, avec des hauts et des bas, probablement avec de nombreuses périodes à être envahi par les parasites de la comparaison et du doute. Mais l’essentiel est là, cela leur a pris du temps et du travail ! J’aime beaucoup cette phrase dans l’article que je vous ai partagé juste au-dessus, qui image vraiment bien la réalité.  Je cite :

« Vous comparez le meilleur de ce qu’ils n’ont
jamais écrit avec votre premier brouillon ! »

À quel moment pouvons-nous sérieusement comparer notre brouillon, notre première version de notre roman inachevé avec un livre déjà réécrit de nombreuses fois ? Je crois que je dois bien être naïve en lisant cette phrase, tout en continuant à croire que J.K Rowling a sorti Harry Potter tel quel et du premier coup ! C’est tellement plus simple, aussi, de se dire qu’ils ont réussi dès la première fois et de se dire que nous sommes nuls, au lieu de prendre conscience que nous n’atteindrons notre propre niveau d’excellence qu’après de longs mois de travail et de réécriture. Comme je l’ai dit, l’abandon est à portée, il facile de se dire que nous pouvons tout arrêter là parce que nous n’avons pas le talent nécessaire face à tous ces merveilleux écrivains. Le plus dur, c’est de continuer à écrire avec le doute et la comparaison sur chaque épaule.

Citation Colette

Mais il y a une autre phrase qui peut nous aider à éviter l’envahissante comparaison de revenir à chaque fois nous embêter : nous sommes différents. À quel moment la comparaison est-elle légitime dans notre travail d’écriture, alors que nous ne sommes pas la personne que nous admirons ? Oui, cela fait mal. Nous trouvons tellement ces écrivains ingénieux que nous aimerions être comme eux, et admettons-le, nous aimerions être admirés de la même façon que nous admirons ces écrivains. Mais peu importe, le monde n’a pas besoin d’avoir ces écrivains en plusieurs exemplaires. Le propre d’un écrivain, c’est d’être unique. Il faut que nous soyons tous notre propre version, que nous soyons tous unique.

Dans les libraires, chaque auteur est différent, chaque style est original et unique. Peu importe que les lecteurs n’apprécient pas tous les styles, c’est normal et nous devons nous y habituer. Mais nous ne devons pas être la copie de ceux que nous admirons, ou peut-être alors un petit peu de chaque, ce qui nous rendra unique d’une certaine façon, mais ne pas se focaliser sur ce qu’ils ont et nous pas, mais sur ce qui nous rend unique, nos qualités d’écriture.

Nous ne sommes pas dénués de talents, peut-être avons-nous du mal à le reconnaître nous-mêmes, mais nous n’aurions pas cette envie d’écrire si nos mots ne résonnaient pas dans le cœur de certains lecteurs. Être un écrivain, trouver ses lecteurs, trouver sa voix dans l’écriture, ce n’est pas quelque chose que l’on acquiert du jour au lendemain et je ne sais pas si le doute et la comparaison ne nous suivront pas pour toujours. Peut-être devons-nous les considérer comme de vieux amis qui vont nous accompagner le long de cette longue route de l’écriture, plutôt que comme des parasites. Apprenons à gérer leurs petits défauts qui sont d’être particulièrement envahissant et démoralisant, et habituons-nous à les utiliser pour nous booster. Que le doute nous donne l’occasion de nous remettre en question au bon moment et que la comparaison nous permette de nous améliorer !

Nous allons continuer d’écrire, nous allons nous améliorer et à chaque texte nous deviendrons meilleurs. Et il n’y a que cela qui compte ! 😉

Je vous souhaite une très bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

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Réécriture – Dernier Jour

Je peux enfin vous l’annoncer clairement, j’ai terminé mon roman ! 😀

Je suis très heureuse de pouvoir le dire et me rendre compte qu’enfin, oui, il est bien terminé. Je suis contente d’y être arrivée, et si vite. Depuis que je travaille en parallèle sur mon blog, avec mes articles, je trouve que mon écriture est plus rapide et que j’ai de plus en plus de facilité à travailler que ce soit sur mon blog ou sur mes romans. J’ai vraiment eu la sensation de m’être améliorée en quelques mois !

Cette réécriture avait pour but d’améliorer l’écriture et certains passages de l’histoire, de gérer le rythme des chapitres et d’équilibrer les scènes, de pouvoir tout expliquer et ne pas oublier certains points. Je pense avoir réussi le plus gros, je crois enfin que mon histoire est complète. Et ce n’était pas si évident à penser. Pendant de longues années, je pensais toujours qu’il faudrait réécrire encore et encore pour que ce soit livre soit mieux, voire parfait, mais je pense avoir tout donné cette fois-ci et il a été réécrit, refaçonné avec tous les moyens que j’avais en ma possession. Je ne sais pas s’il y a encore des choses à changer. Je pense que cette fois, ce sera le rôle de mes trois premières lectrices. Je vais très bientôt leur créer un petit guide accompagné d’un bref questionnaire pour qu’elles puissent donner leur avis en détail, pour m’aiguiller sur d’éventuels changements.

Illustration jour 61 (Dernier Jour)

Je sais, et je suis sûre, qu’il y aura une dernière réécriture, moins fastidieuse. La prochaine fois je me concentrerai sur l’écriture, il me faudra affiner certains passages, couper des phrases entières, changer quelques mots. Et puis je changerais sûrement deux trois choses par rapport aux avis des lectrices, si elles n’ont pas compris certains éléments ou bien alors si certains chapitres sont trop longs, par assez dynamique. Il est vrai que je ne peux pas prévoir à l’avance ce que seront ces changements, tout dépend de leur avis. (Je leur mets à peine la pression 😉 )

Pourtant, cette petite responsabilité qu’elles ont de devoir pointer du doigt des passages ou des éléments « moyens », n’a rien à voir avec le stress qui commence à me gagner en sachant qu’elles vont lire ce livre. Même si cela fait quatre ans que je parle de cette histoire et que je dévoile à petites doses des détails, ce roman, ce Projet Elasia a toujours été un peu secret. Je sais que certaines fois je prenais bien mon temps pour repousser le moment où on lirait enfin mon livre.

Ce roman me tient tellement à cœur, et je crois que j’ai dû vous embêter un peu tout au long de ces articles où je vous racontais à quel point je l’aimais lui et ses personnages. Mais c’est un fait, ce livre est tout pour moi et de le dévoiler enfin, de prendre le risque qu’il ne plaise pas, c’est assez stressant. J’ai tellement peur, à force d’avoir dit que c’était le livre de ma vie que les personnes aient placé la barre trop haute et que l’histoire les déçoive.

Je suis terrifiée à l’idée que ces trois lectrices s’ennuient, détestent certains personnages qu’elles devraient aimer, qu’elles ne comprennent rien à mon univers parce que je l’ai mal expliqué, ou bien encore n’éprouvent plus l’envie de continuer de lire. Je me fais beaucoup de films dans ma tête et je pense que pendant tout le temps de la lecture, je ne vais jamais cesser d’angoisser et de me demander ce qu’elles vont en penser. ^^

À côté de cela, j’aime tellement cette histoire que je désire plus que tout que les autres l’aiment aussi, que ce roman leur apporte autant qu’il m’a apporté. J’ai envie qu’elles rient, qu’elles pleurent, qu’elles avancent avec ces personnages dans cette aventure, parce que je ne peux que leur souhaiter d’apprécier autant cette histoire que moi. Je l’espère, mais peu importe ce qui se passera, je continuerai de travailler sur ce livre et je l’enverrais à une maison d’édition, c’est certain !

Que va-t-il se passer, maintenant que la réécriture est terminée et que je n’ai plus d’article quotidien à vous offrir ? Eh bien déjà, je vais passer ce livre à mes lectrices. De mon côté, je vais prendre une petite pause, pour souffler et essayer d’apprécier le travail qui a été fait ! Je pense que je vais planifier un autre livre pour ensuite commencer à l’écrire. Je verrais comment les jours vont se passer, mais je posterai sûrement un article pour parler de ce nouveau livre.

En attendant, et pour vous remercier d’avoir lu chaque jour mes articles, de m’avoir suivi patiemment dans tout ce processus de réécriture, pour votre soutien, je vais dévoiler le titre de ce Projet Elasia. Maintenant qu’il va bientôt être lu, il a besoin d’un vrai nom pour exister. Ce n’est plus un projet, aujourd’hui, mon roman prendra forme à la lecture !

La Voix d’Origine

 

Merci encore pour vos visites sur mon blog, vos « j’aime » et vos commentaires, cela m’a beaucoup touché et comme toujours, cela m’a permis de continuer et de ne pas lâcher.

Merci et bonne journée à vous ! 😀

Bannière Caroline Dubois

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