La Lecture des Écrivains | La Symphonie des siècles

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, nouvelle Lecture des Écrivains ! Je vous ai déjà parlé un bon nombre de fois de la Symphonie des Siècles, mais je crois que pour toutes les années à venir, il me sera impossible d’éviter le sujet ! Cette série m’a marqué plus que je ne l’aurais pensé avant de commencer et pourtant le coup de cœur est si fort que ça paraît maintenant évident. Je vais essayer de ne retenir que les trois points les plus importants de cette histoire, bien qu’il y ait plus de choses à dire que cela !


Écriture - La Lecture des Écrivains (Bannière)

La Symphonie des Siècles, d’Elizabeth Haydon

https://cdn1.booknode.com/book_cover/686/full/la-symphonie-des-siecles-tome-1-rhapsody-685878.jpgQuatrième de couverture :

« Tandis qu’elle fuit les hommes de Michael, un ancien amant devenu baron de la pègre, Rhapsody trouve de l’aide auprès de deux étranges personnages : Achmed le serpent et Grunthor le géant Firbolg, eux-mêmes confrontés à une situation autrement périlleuse. Lorsqu’ils l’entraînent dans un voyage sans retour le long des racines de l’arbre-monde, Rhapsody se demande si elle n’a pas fait preuve d’un excès de confiance. »


1 | Des personnages imparfaits

Il y a de nombreuses choses à dire sur les personnages de la Symphonie des Siècles. Des liens qui les unissent, de leurs histoires personnelles, de leur intérêt dans l’histoire… Les personnages de cette série sont marquants pour plusieurs raisons, mais plus particulièrement pour leurs défauts.

Au détour de bien des conversations, j’ai compris que ces personnages ne plaisaient pas à tout le monde. Notamment Rhapsody qui est décrite comme trop naïve, trop parfaite. Et je n’ai toujours pas compris pourquoi je voyais cette naïveté, son côté qui refuse de voir les plus belles choses en elle ou le mauvais en d’autre, comme étant la preuve de son imperfection. On demande souvent aux auteurs d’écrire des personnages avec des défauts et Rhapsody en a au même titre que les autres personnages. Elle est têtue, certes naïve, accordant trop facilement sa confiance et pourtant j’ai aimé suivre son histoire parce qu’elle a une capacité d’aimer si grande que c’en est parfois bouleversant.

Les autres personnages ont de la même façon que Rhapsody des qualités et des défauts, mais ça n’empêche en rien de les aimer. Mais je crois que ce qui me marque le plus dans cette série, c’est la façon dont Elizabeth Haydon aime ses personnages pour toutes les facettes de leur personnalité. Elle ne cherche en rien à les changer à la fin du premier tome pour les faire évoluer. Ils changent différemment : à travers leurs expériences et en essayant d’améliorer leur relation avec les autres. Mais la naïveté qui a tant fait défaut à Rhapsody n’a jamais disparue et c’est ce que je trouve le plus beau. Je pense sincèrement que l’auteure voyait les défauts de son héroïne et je suis prête à parier qu’elle devait également trouver qu’elle réagissait parfois un peu trop au quart de tour, mais cela ne l’a jamais empêché de la faire vivre et de raconter son histoire.

Je crois que c’est l’une des plus importantes leçons que j’ai tiré de cette série : ne pas craindre de donner des défauts à ses personnages et les aimer inconditionnellement pour ce qu’ils sont.

2 | Du suspens qui ne se tarit jamais

Dans les trois tomes de cette série, Elizabeth Haydon maîtrise avec perfection les grands moments de révélation de son histoire. Elle réussit à révéler une intrigue au grand jour tout en gardant le même suspens en gérant l’information différemment. La révélation la plus marquante, dont le suspens continuait à nous emmener page après page, concerne une grande partie de l’intrigue principale, aussi je vais essayer de ne « spoiler » personne.  Je ne peux pas parler des points les plus importants de cette série en omettant celui-là.

À la fin du premier tome, Elizabeth Haydon nous révèle quelque chose sur deux personnages. Nous, lecteurs, sommes les seuls à avoir cette information et les conséquences de cette révélation sont qu’au cours du deuxième tome, nous voyons les choses différemment par rapport aux personnages. En premier lieu, il y a donc une information seulement révéler aux lecteurs pour maintenir le suspens de « quand cela sera révélé aux personnages ? Comment ? ». On est maintenu en tension parce qu’on ne connaît pas encore leur réaction.

Lors du deuxième tome la grande révélation se fait. Deux personnages entendent la vérité et comprennent les enjeux. Sur le moment, et parce que je n’avais pas tous les éléments en mains, j’avais trouvé cela dommage que l’auteure choisissent ce tome-là pour faire cette révélation aux personnages, parce qu’il y avait une telle tension dramatique derrière cette information que nous seuls connaissons qu’elle aurait pu garder cela pour le dernier tome sans problème. Et c’est là que j’ai été une nouvelle fois surprise. Pour des raisons que je tiendrais secrètes, l’un des deux personnages va oublier cette révélation.

Dans cette simple idée réside le génie de cette auteure, c’est ce point-là que je veux mettre en avant pour ouvrir notre champ des possibles en tant qu’écrivain. Le simple fait que l’un des deux oublient change tout et garde la tension jusqu’à la fin de la série. Celui qui oublie vit sa vie sans se rappeler l’importance d’une telle révélation et celui qui sait ne peut rien dire et reste spectateur de l’ignorance de l’autre. On partage la contrariété de l’un quand on a pitié de l’autre. Jusqu’au bout, on se demande si celui qui a oublié ne va pas tout gâcher.

J’espère vraiment que cela n’est pas trop flou et que vous comprenez où je veux en venir. Nous sommes maître de notre propre histoire, ce n’est pas parce qu’une révélation a été faite qu’elle ne peut pas être utilisée à nouveau. Cette série me fait prendre conscience qu’il y a bien plus de façons de révéler une information que je ne l’aurais pensé. On peut utiliser le suspens de cette information sans que cela dénature l’histoire. Au contraire, elle peut la servir !

3 | Une vision large de son univers

Le dernier point relevé concerne l’univers de la Symphonie des Siècles. Lorsqu’on lit et écrit de la fantasy, on fréquente souvent de nouveaux univers créés. Entre ceux qui copient les grands classiques ou les originaux, il y a de quoi alimenter une conversation. Pourtant, et pour l’avoir vécu, je sais qu’il est difficile d’oser créer de façon plus détaillée. On prend souvent l’exemple du Seigneur des Anneaux et à juste titre, parce que son univers est immense, riche et plus qu’intéressant. La Symphonie des Siècles m’a permis de comprendre que l’on pouvait oser viser haut sans que cela soit impossible.

Comme je l’ai dit dans le dernier Book Tag que j’ai fait, La Symphonie des Siècles possède à mon sens un univers presque aussi riche que celui du Seigneur des Anneaux. Il y a des races (certaines originales), des peuples, des religions, une Histoire propre à ce monde, des migrations, des événements historiques, des changements d’ « Âge »…

Quand j’ai commencé l’écriture de La Voix d’Origine, c’était pour créer mon propre univers, mais je me limitais à ce que j’avais déjà vu. Non pas que je copiais ce qui existait, mais que je ne cherchais pas à avoir une vision plus large. Je n’osais pas me dire que j’étais capable de faire une telle chose. Bien qu’Elizabeth Haydon ait de nombreuses connaissances, je ne pense pas que « savoir » soit la limite pour créer un univers large. Je pense qu’il faut savoir observer, comprendre, analyser les peuples. Ça demande du temps, c’est certain, mais ça ne demande pas grand-chose de plus qu’un peu de concentration et de persévérance.

Jusqu’ici, j’avais comme « modèle » (entre gros guillemets parce que d’autres auteurs m’ont beaucoup inspiré) J.R.R. Tolkien et je me sentais complètement dépassée par son savoir et ses connaissances en matière de langues, de cultures. J’avais la sensation que je ne pourrais jamais réussir à créer quelque chose d’intéressant et de logique parce que je n’ai pas fait les études nécessaires. Bien que cela ne m’ait jamais arrêté, j’ai toujours eu ce sentiment infériorité qui m’empêchait d’oser créer mon univers comme je l’entendais, me retenait de travailler un univers aussi large que mon imagination me le permettait. Et Elizabeth Haydon a fait exploser cette barrière. Son univers est tellement intéressant et ses connaissances mises en avant sont celles de la musique et de l’herboristerie, ce qui a fait l’originalité de son monde, mais cela ne l’a pas empêché de créer un univers sur des milliers d’années, avec des dizaines de peuples et une intrigue complexe.

Là où je veux en venir c’est qu’on ne devrait jamais se limiter par nos propres connaissances et que si l’on veut quelque chose, nous devrions tout mettre en œuvre pour le réaliser. Je ne connais pas Elizabeth Haydon et ceci n’est que mon interprétation de sa façon de travailler, mais cela me donne en quelques sortes la permission d’oser et de me dire que je n’ai pas besoin de faire de grandes études pour apprendre et créer quelque chose de logique, d’intéressant et de grand !


Bien que l’exercice fut difficile, j’ai réussi à ne citer que trois éléments de cette histoire ! Je pourrais parler de la Symphonie des Siècles pendant des heures parce que cette série fait partie de mes gros coups de cœur de cette année. Je ne peux que vous conseiller de jeter un œil à cette histoire, d’ouvrir votre cœur en grand et de vous laisser porter par sa grande musique !

Bonne journée à vous !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa / J’ai lu}

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Fantasy Book Tag

Bonjour à tous !

Pour ce début de week-end, j’avais envie de vous proposer un article plus léger que d’habitude en choisissant un tag. Ce n’est pas souvent que j’en fais et le dernier en date remonte à avril 2016, donc je me suis dit que ça pourrait être une bonne occasion de vous parler à travers 15 questions de mon genre préféré : la Fantasy ! Ce genre littéraire n’est pas seulement mon préféré pour mes lectures car il constitue en grande partie toutes les histoires que j’écris. Sans plus attendre, voici les questions du Fantasy Book Tag que je reprends de Monde de Fantasy.

(Après écriture, je me rends compte que cet article est plus long que deux articles habituels. Accrochez-vous, j’avais des choses à dire !)


1. Pourquoi aimes-tu tant la Fantasy ?

Je crois que j’aime la Fantasy depuis toujours. Quand j’étais plus petite, j’étais attirée par tout ce qui concernait les fées, les sorcières, le monde du Merveilleux en général et j’adorais, en y réfléchissant aujourd’hui, tout ce qui tenait lieu de l’extraordinaire, tout ce qu’on ne pouvait pas voir dans la vie de tous les jours. Lorsque je choisissais un film, un dessin-animé, un livre (même si la lecture est arrivée plus tard, vers mes onze ans), je me tournais toujours vers l’univers de Fantasy. Sachant même que la première histoire que j’ai écrite, à huit ans, a été une histoire de Fantasy.

Aujourd’hui, ce qui m’attire le plus dans la Fantasy reste toujours ce qui sort de l’ordinaire, mais beaucoup plus d’éléments m’intriguent à présent, comme la création d’univers, les nombreuses possibilités pour créer un personnage. J’aime lire les créations d’autres auteurs, découvrir ce qu’ils ont pu imaginer. J’adore assister à la naissance d’un nouveau monde, à l’évolution de peuple… Ce sont des choses que je trouve plus qu’intéressantes et même si on peut trouver ce genre de choses dans notre propre monde, je trouve que c’est encore plus fascinant dans cette littérature-là.

Ce genre n’a pas de limite, on peut imaginer tout ce que l’on veut, et lire des livres de Fantasy me donnent l’impression que tout est possible, me donne un profond sentiment de liberté.

2. Quel a été ton premier livre de Fantasy lu ?

Le tout premier livre de Fantasy que j’ai lu est le premier tome des Chroniques de Spiderwick de Holly Black et Tony Diterlizzi. Je me souviens encore de cet achat, parce qu’il m’a profondément marqué. Je me rendais avec ma mère chez un libraire avec l’envie d’acheter/choisir pour la première fois un livre et je parcourais les étagères du Coin Enfants, un peu perdue, sans savoir vers quoi me tourner. Je ne lisais que très peu à l’époque, à part les Max et Lili (pour ceux qui connaissent) que j’empruntais à la bibliothèque ou la série Les frousses de Zoé de Gudule, et je ne savais pas trop quoi choisir. Et j’ai vu ce livre dans les étagères avec ce dos comme un vieux livre et je l’ai pris. Je trouvais l’illustration trop belle et derrière, le résumé était à moitié caché par une feuille d’arbre. Et puis je l’ai tourné dans ma main en découvrant que les pages n’étaient pas toutes de la même taille, elles n’étaient même pas lisses. Chaque détail de ce livre attisait ma curiosité, lançait mon imagination à plein régime. On pourrait appeler cela un coup de foudre littéraire, sans aucun doute !

J’ai adoré ce livre et si je n’ai pas lu la suite juste après, parce que je n’avais pas vraiment de budget de lecture à l’époque, je les ai tous achetés il y a quelques années, toujours amoureuse de ces livres et de leur histoire.

3. Quel est ton dernier livre Fantasy lu ?

Le dernier livre de fantasy que j’ai lu, c’était en début de semaine avec un roman fraichement sorti en librairie le 17 août : La fée, la Pie et le Printemps d’Elisabeth Ebory. Je trouvais également la couverture magnifique, un vrai plaisir pour les yeux et la quatrième de couverture m’intriguait beaucoup. Je suis souvent attirée par ces livres où le résumé annonce à moitié ce qu’il va se passer : il va gagner si, perdre ça, trouver tel personnage… Je trouve ça génial et j’ai juste envie de me plonger dans l’histoire !

Je dois dire qu’après l’avoir lu, je suis un peu déçue par ce que j’ai pu trouver. Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, mais ce roman est néanmoins rempli de belles inspirations, d’idées et on sent que l’auteur a beaucoup d’imagination.

4. Cite 3 œuvres de Fantasy que tu aimes et qui ne sont pas des romans (à l’origine).

(Vu que cette question m’a posé problème, j’enlève « à l’origine » pour pouvoir y répondre)

En premier, je vais citer Stardust, car même si c’est un livre à l’origine, je ne l’ai pas découvert de cette façon. Ce film est l’un de mes préférés, je pourrais regarder en boucle cette histoire tant elle m’inspire et donne libre court à mon imagination. J’aime ces personnages, son intrigue, les acteurs, les rebondissements… J’aime tout dans ce film, si bien que lorsque j’ai tenté le livre écrit par Neil Gaiman, j’ai été déçue de ne pas retrouver exactement ce que j’appréciais dans le film. Il n’y avait pas la même magie, la même liberté, ni cette intensité que je trouvais au film.

Pour la deuxième œuvre, je dirais le Château Ambulant. Je n’ai pas lu le livre, donc ça ne compte pas. Cette histoire me touche profondément et à chaque fois que je la revois, c’est comme si c’était la première. Je suis fascinée par les univers de Miyasaki et ce film est mon préféré d’entre tous. J’aime l’histoire qu’il raconte, j’aime les personnages si différents de ce que l’on voit habituellement, j’aime cet univers de couleurs, de magie et que malgré le côté très Fantasy de l’histoire, on a quand même l’impression d’être chez soi. Ce film m’a aussi beaucoup inspiré pour Le Pacte du Magicien.

Et enfin pour la troisième, je citerais La Belle et la Bête, quelle que soit l’adaptation (à part les deux françaises : pas vu/pas aimé), car je n’ai finalement jamais lu le livre d’origine écrit par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Cette histoire, sous toutes ces formes, m’inspire énormément et comme beaucoup de lectrices, je me retrouve en Belle. J’aime particulièrement, et bien que ce soit un roman (je ne m’en sors pas avec cette question), Belle de Robin McKinley. Si vous aimez cette histoire, alors foncez lire ce roman : c’est un petit bijou ! Je l’ai déjà relu une fois et c’est vraiment une lecture confortable dans laquelle on aimerait s’installer.

5. Quelle est la plus longue série de Fantasy que tu as lue ?

La plus longue série que j’ai lu est celle de l’Épouvanteur de Joseph Delaney, constituée de 13 tomes. C’est seulement après l’avoir terminé que j’ai commencé à me rendre compte du nombre de livres que j’avais lu dans cet univers. Cette série est un vrai coup de cœur et je la relirais sans hésiter dans plusieurs années. C’est d’une telle originalité ! Ça parle de sorcières, de gobelins, de démon, du diable entre autres, mais on n’a pas le sentiment que c’est du « réchauffé ». J’aime tout de cet univers, tout ce que l’auteur a pu construire du bestiaire aux intrigues personnelles des personnages. J’ai eu un petit pincement au cœur en terminant cette série, mais ce ne sera que pour mieux replonger dedans plus tard !

6. Quel est ton univers fantasy préféré ?

Sans hésiter, celui de la Terre du Milieu dans Le Seigneur des Anneaux. Bien que de nombreux univers m’inspirent et qu’il m’est plus que difficile de choisir un roman préféré, si je devais n’en garder qu’un malgré toute la peine que j’aurais en écartant les autres, ce serait celui-là. Parce qu’il y a une telle grandeur qui se dégage de cet univers. Il m’inspire chaque jour, il me donne envie de créer tout le temps.

Je joue énormément au MMORPG Le Seigneur des Anneaux Online et je retrouve cet univers tous les jours (hormis exception). Je baigne dans cet univers presque chaque jour de ma vie et si j’ai terminé la trilogie il y a peu (avec la nouvelle traduction, la meilleure !) je ne vais pas tarder à les relire parce que ce n’est que du pur bonheur. Je ne saurais pas comment l’expliquer car, en plus de me remplir de joie, cette histoire et son univers sont plus qu’importants pour moi, un peu comme une dose d’oxygène. Je ne sais pas ce que je ferais aujourd’hui, ni qui je serais sans avoir rencontré un jour la Terre du Milieu car c’est certain, tout ce que cet univers est m’a façonné en tant que personne ces dernières années, mais aussi en tant qu’écrivain et créatrice d’univers. C’est une source d’inspiration infinie pour moi, j’admirerais la Terre du Milieu jusqu’à la fin de mes jours.

7. Quel est ton roman fantasy favori ?

Non, pas cette question ! C’est tellement difficile pour moi de choisir dans n’importe quelle catégorie, un préféré. Je suis une personne qui aime énormément ou n’aime pas du tout (en ce qui concerne mes goûts). Et donc cette question va me donner du fil à retordre… (heureusement, vous n’aurez pas le temps de réflexion en temps réel).

Ne pouvant pas choisir, je vais vous en citer quelques-uns et je vous donnerais par la suite mon dernier coup de cœur en date ! Alors, Le Seigneur des Anneaux, bien évidemment ; Harry Potter ; Le Trône de Fer ; L’Épouvanteur ; Tobie Lolness ; La Passe-Miroir ; De Cape et de Crocs (seule et unique BD que j’ai lue, mais quelle œuvre !) ; Les Chroniques de Narnia… (et je m’arrête là, j’ai réussi à éliminer certains titres, non sans perdre des morceaux de mon cœur en passant)

Voilà, maintenant que je suis contente d’avoir dérogé à la règle, je peux vous parler de mon dernier coup de cœur et non des moindres : la grande Symphonie des Siècles d’Elizabeth Haydon. Je ne sais même pas par où commencer tant il y a de choses que j’aime dans cette série. Si je devais la comparer, bien que l’histoire n’a rien a voir, ce serait avec Le Seigneur des Anneaux ou plutôt leur univers. L’univers est si grand qu’il est, à mon sens, l’un des plus proches de la Terre du Milieu (en termes de détails et de richesse). C’est l’un des univers qui m’a le plus rappelé celui de Tolkien de par sa création, sa façon d’évoluer et même si on n’arrive pas à la hanche de la Terre du Milieu (parce que la cheville, c’était trop bas), il m’a fait le même effet. J’ai exactement le même ressenti pour ces deux univers : le cœur serré par cette grandeur, par ces peuples, par l’évolution de ce monde. Je suis fascinée par cette histoire et je ne peux que la recommander !

8. Quel livre mériterait plus d’attention selon toi ?

La Symphonie des Siècles ! (je ne plaisante qu’à moitié)

Si je dois en citer un autre, ce serait la série Féerie de Catherynne M Valente dont je vous ai déjà parlé dans une Lecture des Écrivains. Ce livre m’a enchanté, bien plus que je ne l’aurais imaginé. On peut le comparer sans hésiter à Alice au Pays des Merveilles, mais l’intensité de cette histoire, la poésie et la beauté de son écriture, la tendresse entre les personnages n’a juste rien à voir avec l’œuvre de Lewis Caroll. De plus, sachant que j’ai lu les deux, je peux vous dire que les livres de Féerie sont bien plus abordables que le roman suivant cette chère Alice.

Cette série est sortie depuis deux ans en France, soit deux tomes publiés, mais la série est complète aux États-unis et je trouve qu’on ne parle pas encore assez de cette série. À découvrir donc, sans hésiter !

9. Plutôt Urban, Low ou High Fantasy ?

Encore une question difficile, car si je peux écarter sans hésiter la Urban Fantasy, je vais avoir plus de mal à choisir entre les deux autres choix qui sont mes deux sous-genres préférés de la Fantasy. La High Fantasy représente ces histoires dans un autre monde avec un héros devant réaliser une quête pour combattre un ennemi et la Low Fantasy parle de ces histoires qui se déroulent entre deux-mondes, quand des héros passent du nôtre à un monde Fantasy à l’image d’Harry Potter, de Féerie justement ou encore des Chroniques de Narnia.

J’aime les deux du plus profond de mon cœur, mais je vais faire entrer dans le choix l’écriture et sachant que je n’ai pas encore écrit de Low Fantasy, je vais choisir la High Fantasy (encore avec un pincement au cœur).

10. Quel est ton antagoniste préféré ?

On ne peut pas dire que c’est une antagoniste à proprement dit, mais je citerais Grimmalkin dans L’Épouvanteur, sachant qu’autrement je n’arriverais pas à trouver un « méchant » que je pourrais aimer. En fait c’est tellement rare que je crois que je n’en aime pas un. Je pourrais citer l’un des miens vu que je comprends peut-être pleinement leur complexité et que, par extension, je les apprécie, mais difficile pour moi de choisir quelqu’un qui serait vraiment à l’opposé du protagoniste.

Si ma réponse ne vous convient, je sors mon Joker dans ce cas !

12. Quel est ton personnage masculin préféré (héros ou pas) ?

J’ai encore envie de dévier la question et de vous en citer plein, mais je dirais Peregrin Touque soit Pippin dans le Seigneur des Anneaux. Il n’a rien du héros fantasmé, mais je l’aime quand même de tout mon cœur. Que ce soit dans les livres, dans les films ou dans le jeu du Seigneur des Anneaux Online, je suis toujours heureuse de voir le personnage arriver.

S’il est plutôt jeune, naïf et inconscient au début de l’histoire, il devient quelqu’un d’important par la suite. En fait, je trouve son évolution fascinante. Au départ il ne pense qu’à manger, fait des bêtises et pourtant il est très attachant parce que malgré tout il suit le mouvement et vient en aide à ses amis. Mais après, la façon dont il est plus impliqué dans l’histoire, cette nouvelle image qu’il montre de lui : courageux, plus sérieux… J’adore ce personnage tout autant qu’il m’impressionne par la façon dont il a grandi grâce à cette histoire.

13. Quelle est ta créature imaginaire préférée ? Dans quel livre l’as-tu croisée ?

Aslan dans Narnia, ça compte ?

Plus sérieusement, c’est encore difficile de choisir. De plus, la définition de créature est assez ambigüe. Une créature parle-t-elle ? pense-t-elle ? Si oui, alors ne serait-elle pas issue d’une espèce ou un peuple ? Donc la question deviendrait quelle est ta race préférée ? Pour vous donner une réponse qui semble convenir à la question, je dirais les dragons car si je n’étais pas tellement fan il y a quelques années (leur présence ne m’inspirait pas une réelle admiration) je commence à vouloir en savoir plus et les découvrir en détail.

Voilà, je ne suis pas convaincue par ma réponse, mais tant pis.

14. Pour toi, quel est l’élément indispensable à un bon roman de Fantasy ?

Tout bon roman de fantasy est original, pas dans le sens où il doit ne pas utiliser certains éléments de la Fantasy que l’on retrouve souvent, mais dans le sens qu’il doit les montrer d’une façon différente. Les personnages ont quelque chose en plus, quelque chose de différent, l’univers doit avoir une âme unique. Je dirais que par extension, un bon roman de Fantasy dépend si l’auteur a réussi à donner un peu de son âme à son récit ou s’il n’a fait que reprendre les codes du genre. J’aime quand on ressent quelque chose de particulier dans un roman de fantasy, que l’on sent la personnalité de l’auteur derrière et qu’on voit qu’il s’est fait plaisir. J’aime des livres de toutes sortes en Fantasy, en passant par Le Trône de fer à Féerie, puis du Seigneur des Anneaux à La Passe-Miroir. Ils sont tous différents les uns des autres, ils ont chacun leur propre personnalité, leur propre lumière, et même si on peut retrouver leur inspiration, ce que j’aime et ce qui les lie entre eux, c’est l’auteur qui l’a écrit et la façon dont il a laissé émerger un univers de son inconscient plutôt que d’écrire de la Fantasy selon ce qui existe. Ils ont fait ce qu’ils aimaient.

15. Quelle sera ta prochaine lecture fantasy ?

Cela dépend si je vais prendre un livre à la bibliothèque ou pas. Si oui, je prendrais certainement Six of Crows de Leigh Bardugo, parce que je l’ai réservé et que je ne veux pas le bloquer si quelqu’un d’autre veut le lire. Sinon, je vais me lancer dans la grande série de Brandon Sanderson, soit Les Archives de Roshar avec la première partie du tome 1 : La Voie des Rois. Je n’ai lu aucun livres de ces deux auteurs et donc, dans un cas comme dans l’autre, ce sera une découverte !


Ce Tag est fini et j’ai bien trop parlé pour faire une grande conclusion. Le principal a été dit, je m’en vais retrouver La Voix d’Origine et je ne peux pas vous décrire à quel point je suis heureuse !

Je vous souhaite une belle journée et de la joie, de la passion et tout plein d’autres trucs !

Caroline


{Images : Snappa}

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