Les attentes des lecteurs

Bonjour à tous !

Voilà un petit moment que je n’ai pas publié d’articles et même si je pensais sincèrement vous écrire plus souvent, le Carnet de Notes n’est pas remonté non plus. On ne sait jamais comment les jours seront. Plus le temps passe et plus j’ai du mal à prévoir et à vous dire ce qu’il va se passer sur ce blog. C’est comme s’il devenait une extension de moi-même, de mon propre rythme et je préfère laisser les choses se faire pour vous proposer quelque chose qui vient du cœur. Comme maintenant.

Aujourd’hui, je vais vous parler des personnages. Si j’ai déjà écrit un article à ce sujet il y a quelques années, ce dont je vais vous parler ici n’a rien à voir. En fait, je vais apporter une vision plus précise du sujet en vous parlant un peu de ce que l’on attend des personnages à notre époque. Cet article sera à la fois écrit par la lectrice que je suis, mais aussi par l’écrivaine qui traverse une phase de doutes. Je n’ai jamais mieux su traverser un blocage qu’en écrivant. Vous parler de ce qui me travaille en ce moment me permettra d’éclaircir mon opinion, de me comprendre et de savoir comment je vais travailler mes personnages à l’avenir.

Je ne pense pas qu’on ait un jour eu des personnages beaucoup trop parfaits. Si l’on prend la littérature d’une autre époque, les critères étaient différents, mais les meilleurs personnages ont toujours été nuancés. Leurs qualités et leurs défauts leur ont apporté du relief. Un relief que nous attendons tous à notre époque, comme un gage de qualité. On désire lire des histoires sur des personnages qui peuvent nous ressembler, qui peuvent avoir peur, ne pas être parfait physiquement et qui peuvent avoir des doutes. On veut des personnages têtus, qui peuvent être en colère et qui parfois ont besoin de se laisser aller à la tristesse. En tant que lecteur, l’un de nos désirs les plus sincères est de découvrir des personnages imparfaits, auxquels on puisse s’identifier, mais que l’on puisse admirer d’une certaine façon.

Et aujourd’hui, je crois cette attente que j’ai en tant que lectrice est en train d’empiéter sur ma façon de concevoir mes personnages. Je suis en train de me limiter par ma propre vision de lectrice. Parce que d’une certaine manière, cette base du personnage imparfait, profond et parfois même différent est devenue un objectif, un but à atteindre. Aujourd’hui, je ne crée plus un personnage grâce à mon imaginaire, mais en me demandant ce qu’il devrait être.

Au même titre que les attentes de notre société par rapport à notre physique, notre façon de vivre et de penser, cette base de personnage est devenue un complexe. Parce que je ne peux pas m’empêcher de regarder tous mes personnages et de me demander ce que les lecteurs verront en eux. Je me demande s’ils penseront qu’ils ne sont pas assez nuancés. Je suis terrifiée à l’idée qu’on me dise qu’ils sont beaucoup parfaits, à l’image d’une Mary-sue, qui  montrerait comme une évidence mon échec en tant qu’écrivain. C’est étrange de dire ça et je suis consciente que tout le monde n’aura pas la même vision des choses, c’est peut-être très personnel. Mais à l’image de la personne parfaite en société, les personnages imparfaits que l’on attend tous établissent une base standard qui devient l’un de mes complexes.

Pour vous exprimer un peu mieux mon propos, je vais parler de féminisme. Aujourd’hui, le féminisme permet de montrer que les femmes ne sont pas inférieures aux hommes, qu’elles ont une force au même titre qu’eux et qu’elles peuvent accomplir tout ce qu’elles veulent. Et ce sont des principes auxquels je crois profondément. Et pourtant, je suis terrifiée à l’idée qu’on me dise que mes personnages féminins sont à l’opposé d’un personnage féministe. Je ne veux pas forcément qu’elles défendent leurs droits. Les mondes que je crée n’ont pas les mêmes a priori que notre société, mais je ne veux pas qu’elles soient « mal-comprises ». C’est comme si elles devaient être fortes peu importe la situation, qu’elles devaient forcément être indépendante. Et si j’ai le malheur de dire qu’elles sont belles, c’est comme si elles ne pouvaient pas être autre chose et qu’on ne voyait plus que cela d’elles-mêmes.

J’ai peur que mes propres personnages ne reflètent pas ce en quoi je crois et qu’on finisse par penser que je ne crée que des clichés. Alors je travaille sur mes personnages en permanence, en me demandant chaque seconde ce que les lecteurs vont bien penser d’eux. Et c’est épuisant. Parce que je ne m’autorise pas à faire des erreurs, ni même à ce qu’ils soient ce qu’ils ont toujours été dans mon imaginaire. À trop vouloir coller à ce standard de personnages imparfaits, je finis par être effrayée à l’idée qu’ils n’aient pas un défaut. C’est fou quand même !

Je pense que si on regardait les personnages en terme de profondeur au lieu d’une nuance entre leurs défauts et de leurs qualités, on serait un peu plus tranquille avec eux et la façon dont ils peuvent être perçus. Une femme dépendante de quelqu’un, pour n’importe quelle raison, est-elle pour autant faible ? Au même titre qu’un personnage qui ne pleure pas, est-il forcément fort ? Est-ce qu’une personne particulièrement belle doit être intéressante pour seulement cette raison et est-ce que sa beauté exclura le reste aux yeux du monde ? Comme si, parce qu’elle est belle, elle ne peut pas être tout un tas d’autre chose. Je ne peux pas m’empêcher de décrire les femmes dont je parle comme étant belles. Cela ne veut jamais dire qu’elles n’ont pas de petites particularités physiques, qu’elles n’ont pas de « défauts », mais je les aime toutes dans leurs différences et je les trouve magnifiques. Elles m’inspirent et je les aime profondément et je crois que j’ai écrit tout cet article parce que je suis terrifiée à l’idée qu’on ne les comprenne pas, qu’on ne remarque pas leurs forces et toute leur profondeur. J’ai peur de ne pas réussir à retranscrire ce qu’elles sont dans mon imaginaire et qu’on finisse par se tromper et les prendre pour des personnages fades et sans saveur.

Ces derniers jours, je travaille sur la réécriture du Pacte du Magicien, qui, dans un sens, se passait plutôt bien jusqu’à ce que je commence à paniquer, à me dire que mes personnages devaient être parfaits dans leur imperfection, que mon histoire soit parfaitement originale et intéressante. Et le mot n’est pas trop fort, j’ai vraiment paniqué au point de me demander comment je pourrais régler tous les problèmes que je voyais dans mon histoire. Et aujourd’hui, une petite étincelle est venue me réchauffer le cœur. Celle-là même qui me rappelle pourquoi j’aime écrire et pourquoi j’aime autant mes histoires. L’histoire du Pacte du Magicien ne sera jamais parfaite, tout comme ses personnages n’auront peut-être jamais la profondeur que je leur souhaite, mais tout ce à quoi je peux me raccrocher aujourd’hui c’est l’amour que j’ai pour eux. Ma sincérité et mon attachement sont tout ce qui me permet de croire en eux.

Je suis terrifiée à l’idée de ce qu’on pourra penser, j’ai peur qu’on ne comprenne jamais ce que j’ai voulu écrire, ni montrer, mais aujourd’hui j’ai réussi à me souvenir que je ne les aimais pas pour rien. Je les aime pour ce qu’ils sont, même s’ils ne sont pas les plus grands personnages écrits dans la littérature. Ils m’inspirent et m’aident chaque jour à croire en ce que je fais et peut-être que pour tout ce qu’ils m’apportent, ils devaient être écrits. Peut-être que c’est suffisant et que c’est leur unique raison d’exister.

Je me rends compte que cet article parle davantage de mon insécurité en tant qu’écrivaine plutôt que de l’image que l’on a des personnages à notre époque. Et en même temps, les deux sont tellement liés dans ces doutes qui sont les miens que j’ai peut-être réussi à aller au bout de ma pensée. Parce que finalement, je réalise que ce dont j’ai le plus peur, c’est d’être incomprise dans mon écriture. Donner l’impression que je n’ai pas assez travaillé et que je ne sais pas créer de personnages, tout comme je ne sais pas raconter d’histoires.

Que je me tourne vers l’auto-édition à nouveau ou que j’envoie mon manuscrit, je me rapproche de la prochaine étape qui apportera toujours plus de visibilité à mes créations que ce dont elles ont droit grâce à ce blog. Et la peur à laquelle je fais face en ce moment me demande beaucoup de courage, parce que ces romans sont tout ce en quoi je crois et qu’ils ont tous une part de moi-même. Les confronter au monde, c’est me montrer un peu plus. Chose contre laquelle, étant dans ma chambre derrière un clavier et introvertie au possible, j’ai peur de ne pas avoir assez de courage. Et je ne sais pas dans quelle mesure je vais réussir à avancer, à dépasser mes peurs, mais pour la jeune fille de huit ans dont c’est le rêve d’une vie, pour cette enfant que j’étais, je ne peux faire autrement que d’avancer, même si cela me demande de rencontrer mes peurs en chemin.

Je ne peux que vous souhaiter de trouver une source de courage assez puissante pour vous aider à réaliser vos rêves les plus chers. Pourquoi existerions-nous si ce n’est pas pour eux ?

Que votre journée soit douce et belle,

Bannière Caroline Dubois

{Images : Pixabay}

Questionnaire pour les écrivains de fiction

Bonjour à tous !

Cette semaine, j’ai décidé de vous proposer un article sympathique dans lequel je réponds à plusieurs questions lancées par Béatrice Aubeterre, que j’ai découvert sur le blog de C.Kean. Puisqu’il est plutôt long (et que je sais comment je suis), commençons tout de suite !


1ère partie | Vos histoires

La première que vous ayez entreprise : C’était Laura et la licorne et je devais avoir huit/neuf ans à l’époque. C’est vraiment la toute première histoire que j’ai imaginé et écrite. Celle-ci parlait d’une jeune lycéenne, Laura, qui en arrivant à son lycée découvre qu’il a été remplacé par une forêt. Et elle entend les hennissements de détresse d’une jument (oui, mon personnage était très douée pour reconnaître le sexe du cheval par son hennissement, sans commentaire ! ^^). Laura se rend donc dans la forêt pour apporter son aide et rencontre une licorne qui parle. Cette dernière lui explique alors que le méchant Meclark a enlevé tous les parents des animaux de la forêt et qu’ils sont tous trop peureux pour l’affronter. Sans suis une petite aventure pour sauver les parents et vaincre le grand méchant Meclark !

Elle devait faire 12 pages et la taille de la police était du 16 ! Très très gros ! ^^ Je l’ai malheureusement supprimé un jour, j’aurais été curieuse aujourd’hui de revoir ce premier écrit !

La première que vous avez terminée (ou la plus avancée) : Même si Laura et la licorne fut ma première histoire et qu’elle avait une fin, on ne peut pas dire que c’est le premier texte abouti que j’ai fait. Je pencherais plutôt sur Les autres hommes qui fut le premier roman achevé et sur lequel j’ai travaillé pendant deux ans. Je n’avais pas à l’époque la vocation de devenir écrivain et donc j’écrivais quand ça me plaisait, sans contrainte, mais cette histoire sans plan est assez décousu ou fourmille bien trop de rebondissements avec du recul. On suivait une fille de dix-neuf ans qui commençait à avoir des trous de mémoire et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Un soir, alors, que des hommes armés vont débarquer chez elle pour la capturer, quelqu’un d’autre va la trouver. C’était un roman bit-lit, clairement influencé par l’époque des Twilight, Vampire Diaries et autres histoires du même genre. Et même si aujourd’hui je remarque les lacunes de mon écriture et les gros défauts de cette histoire, elle n’en reste pas moins la toute première que j’ai terminée et j’en suis fière !

Celle sur laquelle vous travaillez actuellement : Eh bien, je travaille sur plusieurs romans en même temps, à différents stades. Je travaille depuis toujours sur La voix d’Origine ; Lux Æterna est en pause depuis le début de l’année. Autrement, je reprends dès aujourd’hui ma série du Pacte du Magicien, donc c’est mon projet du moment !

Celle que vous écrirez un jour : Il y a un roman qui traine depuis quelques mois dans ma tête. Heureusement pour moi, j’arrive à me stabiliser et à ne pas avoir envie d’écrire ce livre tout de suite. Je prends beaucoup de notes, mais j’ai déjà de bonnes bases pour l’histoire. Ce sera un roman de fantasy, où l’on suivra deux époques, deux femmes, deux histoires différentes. Mais le roman est beaucoup plus complexe que cela et je ne vais pas vous en dire plus ! ^^

Celle que vous avez abandonnée : Je ne sais pas si je peux dire que j’ai déjà abandonné un roman. Enfin, avant de terminer Les autres hommes, je n’arrivais pas à achever une histoire, donc j’en ai abandonné un paquet ! Mais concernant les idées d’histoires, si elles ne sont pas utilisées telles quelles, je trouve toujours un moyen de les transformer, de les fusionner. Je trouve cela trop définitif de dire que l’on abandonne une histoire, elle peut toujours revenir à nous à un moment ou un autre.

Celle que vous reprendrez un jour : Dans l’article Écrire pour la Jeunesse ?, je vous parlais d’un roman que j’avais commencé, mais que je n’ai pas réussi à écrire. Je ne peux pas dire que je l’ai abandonné, car beaucoup d’idées dans Le Livre de Travers me plaisent, mais il prend peu à peu une tournure différente dans mon esprit et je pense que je vais le reprendre un jour. Je ne sais pas, par contre, s’il sera toujours pour les jeunes, mais en tout cas il gardera son esprit fantasy/féerie que j’aime beaucoup !

Celle qui vous a pris le plus de temps à écrire : Je crois que, même si elle n’est toujours pas terminé, La Voix d’Origine bat tous mes records et cela ne fait qu’augmenter chaque jour. En terme d’écriture, mais aussi en terme de travail autour de l’univers.

Celle qui vous a pris le moins de temps à écrire : Puisque les questions concernent les histoires, je dirais que l’histoire qui m’a pris le moins de temps restent Les Sans-Royaumes pour le moment. Lorsque j’écris une nouvelle, je peux l’écrire en une semaine, pour environ un mois de travail et de réécriture. En ce qui concerne les romans, je dois dire que le premier jet du Pacte du Magicien s’est écrit très rapidement (un mois et demi) et j’espère que ce sera pareil pour les prochains tomes !

Celle dont vous avez le plus honte : Même si Les autres hommes, étant une histoire bit-lit, ne me correspond plus vraiment et me gêne parfois sur certaines scènes très niaises et fleurs bleues, je ne peux pas dire que j’en ai honte. Mais il y a une histoire, dont je me souviens très peu parce que j’ai dû l’écrire au tout début du collège, qui racontait la vie d’une jeune sans-abri qui rencontrait un riche jeune homme qui allait l’emmener chez lui pour l’héberger. Je suis bien contente de ne pas être allée plus loin et je ne peux pas m’empêcher de lever les yeux au ciel en repensant à cette histoire ! ^^

Celle dont vous êtes le/la plus fier/fière : Difficile de répondre à cette question, je suis fière de toutes mes histoires, car elles sont l’écho d’une époque, d’un moment de ma vie ou d’une envie d’écriture particulière. J’aime mes histoires, même quand elles sont imparfaites, mais je dois dire que je suis très fière de tout le travail effectué sur La Voix d’Origine, que ce soit sur la langue ou le monde, c’est une vraie fierté d’avoir construit un tel univers et de voir que plus le temps passe et plus il semble réel !

2ème partie | Vos personnages

Celui que vous aimez le plus : Je suis obligée d’en citer plusieurs. En premier, je ne peux pas ne pas parler d’Aïa, personnage principal de La Voix d’Origine, qui me suit depuis tant d’années que le lien qui s’est créé entre elle et moi est plus important que les autres. J’aime beaucoup les personnages de La Voix d’Origine en général, de toute façon. J’adore Tristan, dans Les Sans-Royaumes, je trouve que malgré l’histoire qui peut être un peu simple par moment, il réussit à offrir quelque chose à ces nouvelles par sa personnalité et ses répliques uniques ! Sinon, il y a dans Le Pacte du Magicien un personnage très particulier que j’ai hâte de vous faire découvrir : Madame Silure. C’est une vieille dame dont je ne peux pas dire grand-chose, mais chacune de ses apparitions me font sourire et je rigole toute seule face à ses répliques (oui, c’est moi qui les écris, mais elle a l’air tellement vivante pour moi !). Mais je les aime tous, c’est tellement difficile de choisir ! 💛

Celui que vous aimez détester : Je n’arrive pas à détester mes personnages, même l’ennemi le plus méchant que j’ai sous la main. J’ai une relation très particulière avec mes personnages, je cherche toujours derrière les apparences, derrière ce qu’ils paraissent pour découvrir leur passé, comprendre leur agissement, même les plus horribles. Donc, je ne peux pas dire que je déteste un personnage, c’est faux. Par contre, le personnage de Katrina dans Le Pacte du Magicien n’est pas tendre du tout avec les autres, sa facilité de manipulation me fascine et malgré les coups bas et les répliques cinglantes, j’ai du mal à ne pas l’aimer, connaissant son passé !

Celui que vous écrivez le plus facilement : Aïa. Sans hésiter. C’est une jeune femme qui me ressemble beaucoup dans sa manière de penser le monde. Si vous connaissez le MBTI Chart, elle a le même résultat que moi à ce test, et donc c’est plus facile pour moi d’écrire ce personnage car ses réactions peuvent être les miennes. Même si elle a plus de courage que moi, sans aucun doute !

Celui qui vous donne le plus de fil à retordre : Le personnage d’Orion, dans le Pacte du Magicien, a eu du mal à se présenter à moi ! J’ai mis du temps avant de le comprendre, avant de savoir comment il pouvait réagir ou comment il agirait dans certaines situations et parfois j’ai encore l’impression qu’il m’échappe. Heureusement pour moi, ça correspond à sa personnalité un peu mystérieuse dans ce premier tome, donc ce n’est pas perdu. Mais j’aimerais réussir à le comprendre un peu mieux !

Votre meilleur héros/protagoniste : Aïa, ma guerrière pacifiste. Mais aussi Tristan pour ses idées ingénieuses et sa facilité à se sortir de n’importe quelle situation. Mais aussi ma chère Adrielle, personnage principal du Pacte du Magicien, qui se dévoile de plus en plus et qui a beaucoup de courage malgré ce monde où il ne fait pas bon vivre ! (Oui, je sais, ça fait plusieurs réponses…)

Votre meilleur méchant/antagoniste : Ünar, l’ennemi dans La Voix d’Origine, est pour le moment l’une de mes réussites. C’est un personnage qui semble cruel et immoral jusqu’à ce que l’on découvre son histoire et son but, et là, ça donne à réfléchir. Ses actions pour atteindre son but sont toujours aussi mauvaises et horribles, mais sa vision du monde n’aide pas à le détester. Sinon, je vais bientôt écrire le tome 2 du Pacte du Magicien et je vais découvrir un nouveau méchant, je ne sais pas ce que ça va donner, mais j’espère qu’il fera partie de mes réussites !

Votre couple préféré : Même s’il m’arrive d’écrire des histoires d’amour dans mes romans, je ne peux pas dire que c’est mon domaine favori à l’écrit. Je suis toujours effrayée à l’idée d’écrire quelque chose de trop mièvre, mais je suis plutôt satisfaite de mes couples en général. En fait, je vous donne une réponse vague, parce que ce serait vous donner des spoilers ! 😕

Votre meilleure histoire d’amour : N’ayant écrit qu’une seule romance, je n’ai donc qu’une seule réponse : Une Autre Vie. J’ai longtemps eu peur de vous la partager, parce que justement, j’ai bien conscience de ses défauts, mais j’aime quand même ses personnages, cette époque de leur vie et la façon dont ils se construisent ensemble. Je vous la conseille, bien sûr, car ce n’est pas que de la romance !

Celui que vous avez tué avec regret : La question qu’il ne faut pas poser ! J’ai un personnage en particulier dont la mort me pèse encore sur la conscience. Il se trouve dans La Voix d’Origine et j’ai eu beaucoup de peine pour lui. Quoique, je suis en train de penser que deux autres personnages sont morts dans ce roman et que cela m’a causé aussi du chagrin ! Je pourrais les faire revivre, me direz-vous ? Malheureusement, c’est vraiment ainsi que va l’histoire et ne pas les tuer serait mentir.

Celui que vous avez renoncé à tuer : Jusqu’ici, j’ai toujours trouvé la mort de mes personnages justifiée. Quand bien même cela me peinait, il y avait une raison derrière leur mort et je n’ai pas souvenir d’avoir renoncé à tuer un personnage. Il y a bien un personnage dans Le Pacte du Magicien, dont la mort était prévue depuis le début, mais j’ai hésité, parce qu’il s’est dévoilé au fil des chapitres et je me suis demandé s’il ne devrait pas garder sa place un peu plus longtemps. Mais finalement non ! 😀

3ème partie | Scènes diverses

La plus drôle : Dans les scènes les plus drôles, je pense à celles de Tristan dans Les Sans-Royaumes, parce que j’aime vraiment beaucoup ce personnage et sa personnalité. Mais la scène la plus drôle, je ne l’ai pas encore partagée, elle concerne cette fameuse Madame Silure dans Le Pacte du Magicien. C’est pourtant une scène assez triste, car elle survient après plusieurs événements difficiles à vivre pour Adrielle, et Madame Silure a une réplique qui me fait beaucoup rire. Je ne suis clairement pas humoriste et on ne peut pas dire que l’humour, même si j’écris ce qui me fait rire, soit ma plus grande qualité, mais cette scène, cette réplique me fait beaucoup rire ! Je sais que si un jour j’ai le cafard, je devrais relire cette scène sans hésiter !

La plus triste : La scène la plus triste se trouve dans La Voix d’Origine. C’est la scène où deux personnages meurent (ceux dont je vous parlais un peu plus haut) et l’ambiance, la réalité de cette mort, les gens autour… Je sais que je suis émotive et que je peux pleurer en écrivant, mais celle-ci m’a le plus causé de peine ! Et dire qu’il faudra que je la réécrive… 😦

La plus épique : Dans Le Pacte du Magicien, il y a un combat particulièrement magique et épique, j’aime beaucoup ce moment. Mais la scène la plus épique concernerait Pandore (je viens juste de me rendre compte que je n’avais pas encore cité mon seul roman publié ! ^^). C’est une scène dans le 28ème chapitre qui se trouve dans une base militaire abandonnée, elle est particulièrement intense. J’ai beaucoup apprécié écrire ce moment !

La plus difficile à écrire : Les scènes qui sont le plus difficile à écrire ne sont étrangement pas celles qui me peinent le plus. Je n’ai pas souvenir d’une scène qui m’a donné du fil à retordre. Je sais que je peux avoir du mal à écrire, mais quand le temps passe, je finis par oublier lesquelles étaient difficiles et lesquelles ne l’étaient pas. C’est la beauté de l’écriture !

La plus facile à écrire : Même chose que pour la question précédente, je me souviens difficilement de ce que j’éprouvais en écrivant une scène. Je sais que les fins de romans sont assez faciles à écrire pour moi. J’ai une adrénaline, une énergie nouvelle qui me permet d’enchainer plusieurs chapitres à la suite sans que je voie le temps passer !

Votre meilleure scène d’action : Flûte, quelle question ! J’ai déjà répondu dans la plus épique ! ^^ Dans Pandore, il y a beaucoup de scènes d’action et de tension, mais comment choisir la meilleure, je ne saurais pas le dire. Peut-être à la fin, lorsqu’ils arrivent à Versailles et que c’est une véritable catastrophe ; entre les bombes, les enfants et leur mission, l’action est à son comble !

Votre meilleure scène d’amour : Eh bien.. Eh bien… j’ai déjà dit qu’écrire les romances n’étaient pas mon fort, donc je dirais que ma meilleure scène d’amour se trouve dans Une Autre Vie. Ça devrait bientôt arriver dans Le Pacte du Magicien et j’espère mieux gérer ce genre de scènes pour éviter les mièvreries ! ^^

Votre meilleure description : J’aime beaucoup les descriptions dans La Voix d’Origine, que l’on m’a complimenté, car elles sont poétiques et très imagées. Mais je crois que je gère un peu mieux mes descriptions dans Le Pacte du Magicien, que ce soit La Roue, ville dans laquelle se déroule l’intrigue, ou le physique des personnages. Mais en choisir une seule, c’est encore le même dilemme !

Votre meilleur dialogue : Charlie, mon personnage principal dans Pandore, a de sacrés dialogues ! Ses réponses ne font parfois pas du bien à ceux qui les reçoivent. Mais deux dialogues d’autres romans me viennent en particulier à l’esprit. Dans La Voix d’Origine, à la fin, une discussion entre Aïa et Ünar qui est très tendue. Et une autre dans Le Pacte du Magicien entre Katrina et Adrielle où elles font preuve de franchise et ne cherchent pas à avoir du tact. J’ai beaucoup apprécié écrire ce dialogue-là !

Votre meilleure introspection : Charlie et Aïa ont les meilleures introspections de tous mes romans. Charlie, c’est déjà plus simple, car son point de vue est écrit à la première personne. Tout ce qu’elle vit, les difficultés, les horreurs qu’elle voit remontent de grandes émotions en elle et on arrive directement dans son esprit. Pour Aïa, vu que c’est un point de vue omniscient, c’est plus difficile mais elle a une facilité pour se dévoiler, pour montrer ses sentiments et j’adore l’ « incarner » !


Voilà ! J’espère que ça n’aura pas été trop long, je suis bavarde parfois ! Et j’espère aussi que ce n’était pas trop flou concernant les références aux romans qui ne sont pas encore sortis ! J’ai fait de mon mieux pour vous dévoiler des détails et vous faire comprendre pourquoi ce choix plutôt qu’un autre. En tout cas, parler de mes romans me donne très envie de vous les partager pour que vous puissiez enfin rencontrer tout ce beau monde !

Bonne journée à vous !

Caroline


{Image : Snappa}