De l’histoire ancienne

Bonjour à tous !

Si je ne privilégiais pas la progression de mon roman, j’aurais pu écrire un bon nombre d’articles comme ça depuis le temps. Parce qu’écrire m’inspire encore plus à vous parler ainsi. Ça me donne envie de vous partager de nouvelles visions des choses, de vous partager mes astuces pour contrer un mental un peu fort qui trouve trop facilement des excuses. Et si je n’en avais pas plein les doigts (d’écrire toute la journée), je prendrais encore plus le temps de vous parler dans mon Journal d’écriture ! Mais, je suis heureuse de pouvoir enfin progresser sur La Voix d’Origine, parce que ça fait du bien !

Aujourd’hui, j’ai ressenti le besoin de vous partager quelque chose dont je me suis souvenue hier. On ne peut pas dire que je n’avais pas déjà cette information sous la main, mais j’avais besoin d’en parler autrement et surtout d’aller plus loin dans cette idée, pour vous aider, et aussi pour m’en souvenir une bonne fois pour toutes !

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Peu importe à quel point vous aimez travailler sur votre roman, votre histoire, vos projets, ils doivent devenir de l’histoire ancienne. Imaginez-vous, simplement, quand vous serez bien vieux ou bien veille, assis sur un fauteuil à ressasser vos souvenirs. Vos projets doivent en faire partie. Mais pas en tant que regrets. En tant que quelque chose que vous avez accompli. Une chose qui, même si elle vous a donné du fil à retordre, aujourd’hui est de l’histoire ancienne ! Et si vous aurez toujours le même lien avec vos romans, ceux-ci ne devraient pas être les seuls dans votre vie d’écrivain. Vous devez écrire, non pas parce que c’est une obligation, mais parce que d’une, vous vous devez à vous-mêmes de réaliser vos rêves (car personne ne le fera pour vous). Et de deux, parce que vous devez faire de la place pour tous vos projets à venir !

Regarder vos projets en cours, ceux qui prennent de la place, ceux qui vous font parfois culpabiliser d’être encore inachevés, ceux qui vous semblent impossibles à réaliser. Imaginez maintenant, si vous avez le courage de les réaliser, de dépasser vos peurs et de trouver des solutions à vos problèmes, imaginez le genre de place que vous ferez sur votre bureau pour accueillir d’autres projets. Imaginez l’envie de créer qui vous animera, les idées qui bouillonneront dans votre tête. Et cette fois-ci, vous n’aurez pas à les refuser parce que vous vous avez trop de projets en cours. Non, vous aurez de la place pour les accueillir.

Vos romans doivent devenir de l’histoire ancienne, pour qu’ils soient enfin réalisés, mais aussi pour libérer l’auteur que vous êtes et qui est quelqu’un de créatif ! Et créer, ce n’est pas rester sur le même projet toute sa vie, à moins qu’il évolue constamment, mais… créer c’est vivre de nombreuses expériences, tester des choses et oser donner vie à des idées qui semblent impossibles.

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Mais l’histoire ancienne ne concerne pas seulement vos projets qui doivent, pour votre bien, faire un jour partie de votre passé. L’histoire ancienne concerne également cette pauvre phrase toute nulle que vous n’arrivez pas à écrire. L’histoire ancienne concerne cette scène qui ne ressemble à rien, qui n’a pas de rythme. L’histoire ancienne parle au nom de toutes ces choses que vous rencontrez au cours de votre écriture. N’en faites pas votre présent éternel. N’en faites pas quelque chose que vous retravaillerez sans cesse, sans avancer. Car voulez-vous vraiment passer votre vie sur cette phrase moche ? Croyez-moi, c’est possible ! J’ai passé deux ans sur un chapitre en particulier. À le recréer, encore et encore, en n’étant jamais satisfaite. Mais après avoir dépassé ce blocage, aujourd’hui, ce chapitre est de l’histoire ancienne. Il n’encombre plus mon présent, ce qui me permet de me concentrer sur mon futur !

Ne faites pas de ce qui vous déplait dans votre roman votre présent permanent, mais n’en faites pas non plus votre futur qui vous pèse d’avance. En repoussant la tâche, en vous disant que ce chapitre qui est trop complexe, trop nul, trop ça, n’en faites pas quelque chose qui vous attend toujours au-devant de votre chemin. Tout ça doit devenir de l’histoire ancienne. Ayons un peu plus de courage que d’habitude pour dépasser nos peurs ou nos problèmes, pour que toutes ces choses soient désormais dans notre passé.

Et lorsque vous aurez établi le premier jet de votre histoire, lorsque vous aurez enfin terminé une première version, je puis vous assurer que tous ces blocages que vous avez surmontés vous paraîtront différents. Car si la phrase est toujours aussi moche, si une scène n’a toujours pas de rythme ou ne montre pas votre personnage sous son meilleur jour, cette phrase, désormais ne pèse plus autant qu’avant. Elle n’a plus tout le poids du roman-que-vous-devez-écrire, puisque, ça y est, c’est fait. Vous pourrez prendre le temps de vous en occuper, mais la suite existera !

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Peu importe ce sur quoi vous avez du mal à avancer, vous avez besoin d’en faire une histoire ancienne. Vous avez besoin que cela fasse partie de votre passé et que cela ne soit pas sous forme de regrets. Vous avez besoin d’y repenser lors des années à venir et d’être fier d’avoir accompli ce projet, fier d’avoir dépassé vos peurs et vos blocages. Vous méritez ça, alors offrez-vous ce cadeau en passant au-dessus de ce qui vous semble le plus nul, le plus difficile. Tracez, avancez et lorsque vous reviendrez sur votre roman pour le réécrire, alors vous aurez acquis une force nouvelle qui vous permettra d’achever ce roman quoi qu’il arrive.

Et lorsque vous serez vieux, je vous souhaite de tout cœur que tous les projets qui font votre présent soient réalisés. Que vous puissiez penser à eux avec un grand sourire, peut-être même avec une larme à l’œil, qui sait ?

Pour votre bien et pour celui de votre roman, faites-en de l’histoire ancienne !

Caroline


Photos : 12 & 3 sur Unsplash

Journal d’écriture | La Voix d’Origine

Bonjour à tous !

Si l’on m’avait dit, il y a quelques mois, que je reprendrais l’air de rien les partages de mes journées d’écriture, je ne l’aurais pas forcément cru. Il faut dire que la dernière fois que j’ai utilisé ces partages, c’était en juillet 2016 et cela reste un rythme de publication assez intense. Alors que je me demande déjà de relancer mon propre rythme d’écriture pour avancer sur mes projets, je m’impose de vous partager quotidiennement ma progression (ou ma non-progression, car cela arrive !).

L’adepte du « je ne me force plus » est-elle en train de changer d’avis ? Oui et non. Oui, car je reviens clairement à une écriture plus régulière et non, car je crois toujours fermement en l’idée que ce n’est pas en se forçant que l’on arrive à quelque chose. Ce besoin de reprendre l’écriture quotidienne vient du cœur et j’en viens surtout à réaliser que même en ayant envie d’écrire, l’habitude fait que je n’écris pas plus. Je pense constamment à mes projets et si j’avance un peu par-ci par-là, la grandeur de la tâche qui m’attend avec le Cycle des Enfants de l’Univers pourrait facilement, à ce rythme, durer jusqu’à mes 60 ans ! Il faut que je comprenne qu’ayant déjà beaucoup d’idées et, qui plus est, étant une auteure qui aime écrire des pavés, il me faut malgré tout un peu de rigueur dans mon écriture. Cela étant, tout en gardant à l’idée que je dois oser me lancer, oser écrire, plutôt que de prendre ce plan comme une pression, comme du forcing !

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C’est également grâce à un sujet sur Reddit que j’ai fini par comprendre deux trois choses. Un auteur régulier dans son écriture a comparé l’écriture d’un roman à une personne qui souhaiterait un mode de vie plus sain. Faire du sport et manger sainement une fois par semaine peut aider, mais pour atteindre un objectif, c’est la régularité qui fait la progression et la réussite d’un projet.

Alors, je vous dis tout cela, mais je ne sais pas ce que mes partages quotidiens vont donner, pas plus que mon écriture. J’ai envie de me lancer à nouveau ce défi, car mine de rien, il n’y a que de cette façon que j’ai réussi à écrire mes premiers jets (sauf pour Le Pacte du Magicien, mais l’idée reste la même). La réécriture étant une étape plus simple pour moi et pour laquelle je n’ai pas peur de me mettre devant le clavier. Mais je sais aussi que j’ai de nombreux autres projets à côté, qui n’ont rien à voir avec l’écriture ; la tâche peut être un peu plus difficile qu’il y a deux ans.

Mais qui ne tente rien, n’a rien, non ? Je vais donc essayer. Reste donc cette idée de Journal d’écriture. Je pouvais très bien faire ma petite planification dans mon coin. Pour tout vous dire, j’avais un peu peur de ressortir cette vieille catégorie (les mêmes doutes habituels : est-ce que ça va plaire, est-ce que ça va être suivi ?). Au fond, je me dis que j’en ai tout simplement envie et que cela me permettra de garder une trace de tout cela. Je relis de temps en temps les dernières sessions que je vous avais partagées et cela me permet de me souvenir que c’était possible. Que j’ai réussi parfois même à me surprendre. Et croire en soi-même, parce qu’on a déjà terminé un projet, c’est déjà plus facile.

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C’est pourquoi, dès demain, le Journal d’écriture revient avec La Voix d’Origine. C’est avec lui que j’ai inauguré la première session et j’espère pouvoir enfin conclure ce roman. Pour ceux qui viennent de me rejoindre sur mon tout nouveau site, La Voix d’Origine est un roman sur lequel je travaille depuis 2013. En 2015, j’avais pu achever son premier jet et en 2016 sa réécriture. Mais de nombreux choses ont fait que cette version n’était pas bonne et quelques années plus tard, l’histoire n’a alors plus rien à voir avec ce que j’ai en tête à présent. J’ai beaucoup évolué depuis et cette histoire à laquelle je suis liée a elle aussi changée. Il me faut donc repartir de zéro !

Enfin, pas complètement. J’ai déjà trois chapitres d’écrits, mais il m’en reste soixante, donc la tâche reste la même ! ^^ Je devrais normalement arriver à plus de 300 000 mots, avec un minimum de 2000 mots par jour. Le calcul m’annonce alors la fin pour la deuxième semaine de juillet ! On n’est pas sortie de l’auberge ! ^^ (Enfin, moi, je ne suis pas sortie…)

Toujours est-il que plus je repousse et plus le point de final de ce roman viendra tard. Je suis jeune et avec un roman pavé par an, je devrais avoir terminé ce cycle à 31 ans ! 😛 Pour un peu, ça serait presque décourageant ! Mais voilà, il est temps et je suis motivée. Donc je vous donne rendez-vous demain et j’espère pouvoir vous partager, comme les fois précédentes, quelques petites choses sur mon roman au fur et à mesure.

Je vous souhaite une superbe journée !

Caroline


Photos : 1 & 2 sur Unsplash