Bloganniversaire | 4 ans

Bonjour !

Je dois avouer que si WordPress ne m’avait pas prévenu, j’aurais probablement oublié l’anniversaire de mon blog ! Il faut dire que, comme bien souvent, je crée quelque chose et ne le mets en ligne que quelques semaines, voire quelques mois plus tard. Je ne suis même pas certaine de m’être souvenue un jour que je l’avais créé en janvier ! Pourtant, je souhaitais partager avec vous cette étape qui signifie beaucoup pour moi et saisir l’occasion pour faire une petite rétrospective !

4 ans. C’est à la fois très peu temps et tellement d’expériences dans une vie. Ce qui est sûr, c’est que je n’aurais certainement pas deviné ce que deviendrait mon blog quelques années plus tard. Il faut dire que j’ai toujours eu la mauvaise habitude de créer des blogs sans les mener très loin. Je ne compte plus le nombre de skyblogs et autres sites que j’ai pu créer et supprimer dans la foulée. C’est à se demander pourquoi celui-là a tenu sur la longueur ! Toujours est-il que je ne pensais certainement pas m’investir autant, tenir tant d’années et développer quelque chose qui me tienne tant à cœur !

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Je me souviens encore des premiers posts dans lesquels je vous partageais timidement mon premier livre : Pandore. Timidement, car à l’époque, je n’écrivais pas des articles aussi longs qu’aujourd’hui ! Cela tenait plutôt en deux trois paragraphes. Mais cela ne m’a pas empêché de prendre mes marques et de lancer mes Journées d’écriture partagées. Premier challenge qui m’a permis de me découvrir en tant qu’écrivaine et de terminer l’une des rares versions de La Voix d’Origine. Commencé du 1er juillet 2015 et achevé à la fin de l’été, j’ai passé mes journées entières à écrire sur mon roman et par la suite sur mon blog pour vous partager ma progression. J’ai repris ce concept deux autres fois avec la réécriture de ce premier jet et le commencement de Lux Æterna.

Le 26 février 2016, j’ai écrit l’article sur les Personnages. Article qui sonnera le début de tant d’autres posts sur l’écriture. Avant cela, je ne faisais que partager mon quotidien d’écrivaine, mais à partir de ce jour, j’ai pu développer mon amour pour cette passion, essayer de mieux la comprendre et partager mes astuces en cas de blocages. Il faudrait à présent quatre paires de mains pour les compter sur les doigts ; déjà 34 articles au compteur et ce n’est pas près de s’arrêter là !

Après cela, il faudra attendre août 2016 pour découvrir le Carnet de Notes – catégorie que j’utilise encore trop peu – dans lequel je partage, à l’image d’un journal, mes sentiments du moment sur mes projets et ma progression. Et il devrait sûrement revenir dans quelques temps puisque cela fait quelques mois que je ne vous ai pas parlé des mes romans !

Ce blog a aussi été l’occasion de vous partager des histoires gratuites. C’est en décembre 2015 que j’ai eu envie de vous offrir des nouvelles, pour vous remercier de vos visites et de votre fidélité ! En très peu de temps, l’histoire des Sans-Royaumes est née. Et ce qui ne devait tenir qu’en une seule nouvelle s’est transformé l’air de rien en une trilogie. Par la suite, Miroir, le reflet des Contes a rejoint le groupe et m’a, comme chacun de mes écrits, permis d’en apprendre plus sur moi et ma façon d’écrire.

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En retraçant mes articles au fil des années, je me remarque aussi à quel point mes romans ont évolué. Que ce soit Le Pacte du Magicien qui n’aura de cesse de revenir dans ma vie et de me surprendre ou bien les Enfants de l’Univers, cycle découvert l’année dernière et qui m’a permis de créer un lien entre les histoires qui comptent le plus pour moi, je ne suis plus la fille de 19 ans qui venait partager timidement son Pandore. Et si aujourd’hui, je n’ai pas plus à vous partager que mes histoires gratuites, mes romans ont évolué tout autant que moi. Aujourd’hui, je sais que je regarde mes romans différemment. Je ne me mets plus la pression de devoir réussir ma vie grâce à eux. J’apprécie le temps que je passe avec eux et je les réalise peu à peu, à mon rythme. Mais je prendrais le temps de revenir sur le sujet dans un autre article, pour faire une mise-à-jour !

Toujours est-il que voilà, quatre ans plus tard, l’aquarelle intuitive a rejoint l’écriture et je sais que ce site est loin d’avoir terminé son aventure. Quatre ans plus tard, je ne suis plus la même et ce blog m’a apporté beaucoup d’expériences. Mais plus que tout, ce site m’a permis de m’exprimer lorsque je n’avais pas le courage de le faire autrement que derrière un écran. Ce blog m’a donné une place pour pouvoir partager les choses qui me tiennent le plus à cœur et pour parler de l’écriture, encore et toujours.

Ce blog m’a vu grandir et je crois que fêter aujourd’hui ses quatre ans me fait plus d’effet que je ne l’aurais cru. Je suis fière du chemin parcouru, je suis fière d’avoir osé petit à petit me montrer telle que je suis, enlever les masques et parler de tout ce qui me venait du fond du cœur.

Je souhaiterais aussi en cette occasion vous remercier ! Que vous veniez de découvrir mon site ou bien que vous le connaissiez depuis le début, merci de tout cœur de faire partie de ce petit monde qui est le mien. Notre aventure est loin d’être terminée et pour ceux qui attendent depuis un bout de temps de lire ne serait-ce qu’un de ces romans dont je parle depuis tant d’années, je crois, sans trop m’avancer, que ce moment arrivera bien un jour ! Et qui sait, peut-être que cette année sera la bonne ? 😀

Merci à vous pour votre soutient !

Caroline


Photos : 1 & 2 sur Unsplash

Un lien unique

Bonjour à tous !

Au fil de mes réflexions, il m’arrive toujours de tourner autour de l’écriture, de tenter de comprendre ce lien qui nous unit à elle, pourquoi est-ce à la fois si compliqué et si facile ? Il faut dire que l’écriture nous plonge dans un paradoxe digne des voyages dans le temps. Nous avons envie d’écrire, mais en fait, pas vraiment. Nous aimons notre histoire, mais on a parfois du mal avec elle. Nous avons très envie de partager nos romans, mais on voudrait les garder cachés dans un tiroir à jamais. C’est le paradoxe de l’écrivain et je ne suis pas sûre qu’on parvienne à le comprendre réellement un jour.

Et pourtant, il m’est venu une idée qui m’a permis de mettre le doigt sur quelque chose. Nous ne nous donnerions pas la peine d’écrire une histoire qui ne nous plait pas. C’est déjà bien assez difficile comme cela de trouver du temps, l’envie, l’inspiration, les mots… Alors écrire une histoire qui ne nous emballe pas serait une perte de temps et de créativité. Autant travailler sur un roman qui nous passionne, qui nous fait rêver le jour et nous empêche de dormir la nuit. Mais cela va au-delà de la simple sympathie envers une histoire, car en vérité, au fond de nous, ce n’est pas un livre auquel nous donnerions 4 étoiles sur 5. Non, c’est notre livre coup de cœur.

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Nous savons tous que « coup de cœur » ne veut pas dire « parfait ». Nous avons tous déjà lu un livre sans savoir pourquoi il nous emballait tant alors que nous étions conscients de ses défauts, même minimes. C’est un coup de cœur qui ne s’explique pas. Nous avons eu un jour un coup de foudre pour notre roman et cet amour ne fait que grandir. La relation est compliquée, certes, mais on finit toujours par avancer un petit peu à chaque fois.

Je trouve cela déjà génial. Nous avons la chance, une chance unique d’écrire nos propres coups de cœur. N’est-ce pas incroyable ? Nous pourrions en faire une étagère, leur vouer un culte s’il le faut, mais ce sont nos romans, nos histoires qui nous font rêver. Et nous avons la chance de pouvoir les écrire. Alors oui, écrite ou non, l’histoire restera dans notre tête et nous en profiterions quand même. Et pourtant, je crois qu’écrit, ce coup de cœur aurait une saveur toute particulière. Nous le savons, vous et moi.

Toujours est-il que, si avoir la chance d’écrire ses propres coups de cœur est quelque chose de génial, cela ne nous empêche pas de bloquer. On peut être passionné par son histoire, par ses personnages et son monde, cela ne nous pousse pas tous les jours à la terminer coûte que coûte. Même quand il ne s’agit pas d’un mauvais jour où nous avons l’impression que notre roman ne vaut rien, écrire un roman est une aventure à elle seule.

Mais la vérité, c’est que c’est notre coup de cœur. Et c’est paralysant. Oui, on vient renforcer un peu plus le paradoxe. Notre histoire coup de cœur nous donnerait autant un coup de pouce qu’un crochet du droit. Et vous voulez savoir quelque chose ? Aucun auteur parmi vos préférés ne savait que l’histoire qu’il écrivait serait votre coup de cœur. C’était le leur, à n’en pas douter, et ils ont fait de leur mieux pour l’écrire. Mais il ne savait pas que ce serait également le vôtre, le mien ou celui de quelqu’un à l’autre bout du monde. Et de notre côté lecteur, c’est plus que facile de dire que les auteurs ont tout réussi, alors qu’ils ont tout simplement écrit. Mais ils étaient tout autant paralysés par leur propre coup de cœur.

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Nous, nous en sommes encore au moment où l’écriture n’est pas terminée ou bien où notre histoire n’est pas encore publiée, et nous pensons encore que cela ne mènera à rien. Nous sommes paralysés, parce que c’est notre coup de cœur et que nous sommes les seuls responsables de sa naissance. Pour tous ces autres coups de cœur qui nous ont donné des ailes, fait comprendre la vie, nous ont donné l’impression de nous connaître mieux, nous n’avons rien eu d’autre à faire que lire, que découvrir une histoire. Et le coup de cœur nous est tombé dessus. Ce coup de foudre est arrivé dans notre vie une fois le roman terminé ! À quel point c’est facile dans ce sens-là ?! Mais en tant qu’écrivain, nous avons le coup de cœur avant que le roman soit écrit. Nous savons tout le bien que cette histoire et ses personnages apporte dans notre vie, mais cela n’en reste pas moins toujours figé dans notre tête. Pour tous les autres coups de cœur du monde, nous n’avions aucune responsabilité. C’était un cadeau bien emballé. Sauf que cette fois-ci, c’est à nous de le préparer et de l’emballer. Pour nous et pour les autres.

Alors, c’est plus que normal d’être effrayé ! C’est plus que normal d’en arriver à créer un paradoxe qui n’a pas de sens. Vous pouvez bien avoir envie d’écrire puis la seconde d’après, avoir envie de vous cacher sous la couverture. C’est votre coup de cœur ! Quand nous sommes écrivains, la confiance n’est pas souvent au rendez-vous, mais imaginez la responsabilité que vous avez d’écrire le roman le plus important de votre vie. Et vous savez, en plus de cela, que ce roman ne viendra jamais au monde s’il ne passe pas par vous.

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Que faire ? Maintenant que j’ai bien exposé un autre problème que nous n’avions pas encore sous les yeux (merci Caroline !). Eh bien, si même en ayant conscience des défauts de votre histoire dans votre imaginaire, même en sachant qu’elle est loin d’être parfaite, vous l’aimez quand même du plus profond de votre cœur, pourquoi est-ce que cela changerait sur le papier ? Pourquoi si des défauts partaient et d’autres arrivaient, cela changerait quoi que ce soit à l’amour que vous lui portez, à la valeur qu’elle a à vos yeux ? Si vous savez que c’est votre coup de cœur, que c’est l’histoire que vous aimeriez lire, alors pourquoi est-ce que, même avec ses défauts, vous ne pourriez pas l’aimer telle qu’elle est ?

Je ne sais pas si vous allez comprendre cela de la même façon que je le comprends en ce moment même. Parce que je ne sais pas si je pourrais détester mon Aïa, dans la Voix d’Origine, même si on lui trouvait tous les défauts du monde. Parce qu’elle a vécu dans mon imaginaire, qu’elle fait partie de ma vie et que je l’aime malgré tout. On pourrait bien dire ce qu’on veut du Pacte du Magicien, cela n’enlèvera pas mon sourire en pensant à certaines scènes ou bien au caractère infernal de Madame Silure. Et même si mes romans pouvaient être les plus nuls au monde, cela n’enlèvera jamais la valeur qu’ils ont à mes yeux, au fond de moi.

Cela ne veut pas dire que ça ne ferait pas mal, si on en venait à me lister les défauts. Cela ne veut pas dire que je n’aurais pas l’impression d’échouer… Mais, vous voyez les coups de cœur, ceux que nous n’avons pas écrits ? Certaines personnes ne les aiment pas quand même. J’ai même fait l’expérience deux fois avec ma sœur, puisque deux romans qui me sont les plus chers n’ont pas réussi à la captiver, au point qu’elle a abandonné leur lecture. Et pourtant, je les aime toujours, d’une manière si intense que parfois ça me dépasse. Alors, pourquoi serait-ce différent avec mes propres romans ? Je dirais même : pourquoi ce lien ne serait-il pas encore plus fort ?

Savoir que mes romans sont mes coups de cœur me donne une force que je n’avais pas encore trouvée en moi. Parce que si je réussis, à chaque fois que le doute me prend par surprise, à me reconnecter à l’amour profond et sincère que je porte à mes histoires et mes personnages, à mes propres coups de cœur, alors je crois que j’ai le courage d’écrire ces histoires. Je crois que je trouve la force en moi de les terminer, en sachant qu’elles ne seront pas parfaites. Même en sachant qu’elles ont des défauts.

Car peu importent ce qu’elles doivent devenir, je sais que je les aimerai telles qu’elles sont, quoi qu’il arrive. Et c’est le plus important.

Caroline


Je souhaitais terminer par une citation qui m’inspire beaucoup et qui complète parfaitement mon propos. S’il n’est pas question de la trahison d’un livre, penser à ses défauts, aussi importants soient-ils. Est-ce que cela fait une grande différence ?

« Clara :You’re going to help me ?
12th : Well, why wouldn’t I help you ?
Clara : Because what I just did. I–
12th : You betrayed me. You betrayed my trust, you betrayed our friendship, you betrayed everything I ever stood for. You let me down !
Clara : Then why are you helping me ?
12th : Why ? Do you think I care for you so little that betraying me would make a difference ? »

Doctor Who, Saison 8


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